20/10/2017

Les crêtes de la Burdinales, Burdinne (30/07/2017)

Dernier chrono avant les vacances aujourd’hui.  J’avais rendez-vous avec Maarten afin de prendre le départ ensemble, ensuite on verra comment cela se passe.  Après m’être inscrit, pas de trace de Maarten et je n’arrive pas non plus à le contacter.  Alors qu’un petit groupe, visiblement des rouleurs, se présente sur la ligne de départ, j’aurais bien envie de partir avec eux, mais décide tout de même d’attendre Maarten.  Je décide d’aller faire tourner un peu les jambes, et voilà que je croise Maarten.  Après quelques tours de pédales, on se rendra à notre tour sur la ligne de départ.  Le soleil est au beau fixe et, en espérant de rester épargner de tout problème technique, cela promet d’être une belle journée.  Les 8 premiers kilomètres nous ferons traverser le vrai pays de Hasbay.  On emprunte essentiellement des sentiers larges entre les champs.  Le profil est montant, mais qu’en faux plat.  La première petite bosse n’est autre que le pont qui enjambe l’E42.   On va alors redescendre vers notre première partie boisée.  Avant d’y pénétrer, Maarten me fait part d’un petit souci technique : Son porte-gourde qui s’est desserré.  Je propose de s’arrêter afin de le refixer.  Se serait bête qu’il perde la vis et qu’il soit emmerder par la suite.  Pour ne pas perdre trop de temps, je propose de s’arrêter sur la route et de s’arrêter une fois le multi-tool prêt, comme ça on ne perd pas trop de temps.  Une fois resserré, on va vite reprendre un bon  rythme et on plonge dans notre première partie boisée.   Ici le terrain se montre un peu humide, mais rien de bien méchant.  Après on enchaine sur notre première petite côte sur route avant le ravitaillement où je m’arrêterai.  Je le signale à Maarten, mais celui-ci décide de ne pas s’arrêter.  Surpris, je me précipite encore plus.  Je repartirai très vite et nous voilà plongé dans une descente de 2 km parsemé de quelques belles pierres rendant la descente légèrement technique par endroit.  On arrive alors dans la vallée de la Meuse.  Une vallée où on ira jouer pendant plus de 10 km sur les flancs de collines se trouvant sur la rive gauche.  Entre temps, Maarten à 30 secondes d’avances et je me rends comptes que ça sera difficile de rentrer, surtout avec ce qui va suivre.  On continue sur un parcours boisé et on enchaine une longue côte de 2 km légèrement technique.  Maarten a quant à lui disparu, et après une descente rapide, on enchaine directement sur une nouvelle longue côte de 2 km.  Je verrai une dernière fois Maarten qui lui franchi le sommet alors que je encore de revenir, mais j’ai vraiment du mal à garder un rythme élevé.  Au sommet, on replonge aussi sec dans une descente plus raide.  1,5 km plus loin, on sera une dernière fois dans la vallée de la Meuse qu’on va définitivement quitté en empruntant une cote de plus de 3 km.  On quitte également les bois et on va retrouver à nouveau les champs et les paysages dégagés.  Le vent se fait à nouveau plus ressentir et il n’est pas très bon de se retrouver seul.  On va se diriger vers la carrière de Moha où se trouve le second ravitaillement.  Bref arrêt, et je repars.  J'ai rempli mes gourdes au maximum afin de skyper le dernier ravitaillement.  Il reste alors encore 30 km et je pense que cela devrait le faire.  Après une belle petite descente, on se retrouvera au pied des ruïnes du château de Moha.  On va ensuite remonter le cours de la Mehaigne sur un petit single track roulant où je reprendrai un biker qui va s’accrocher. 2 km plus loin, on quitte la vallée la Mehaigne et on emprunte une forte cote.  1 km de souffrance, et le biker qui m’accompagne à l’air plus à l’aise dans les côtes et s’éloigne un peu.

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Le parcours va être un peu plus roulant et je reviendrai assez vite dessus.  On contourne la carrière de Vinalemont pour continuer pendant 5 km sur un profil descendant.  Un autre biker nous reprend et on va alors former un petit trio.  On descend vers Huccorgne en traversant un petit bois.  On quitte Huccorgne par une petite bosse, et les deux s’éloigne à nouveau.  J’ai vraiment du mal dans les bosses.  Après un single track descendant, je recolle à nouveau à mes deux compagnons et on continue sur du plat roulant.  Mais cela ne va pas durer.  Une nouvelle bosse, et je perds à nouveau du terrain sur les deux.  Alors qu’on va contourner Marneffe tout en empruntant des sentiers larges à travers champs, j’arrive à recoller.  Pendant 6 km, le terrain va se montrer plat direction Oteppe.  C’est ici, dans un petit sentier, que je vais perdre ma chambre à air !  Le biker derrière moi, l’a vu tomber et m’aidera à la retrouver sous les arbustes en m’indiquant où elle est tombée.  Le temps de le reprendre et de la mettre dans ma poche, je tenterai de revenir sur les deux.  Après une petite descente rapide sur route, on va enchaîner trois petites bosses.  J’arriverai néanmoins à reprendre à des deux bikers qui lui s’est fait distancer par le troisième.  A deux, on luttera contre le vent qui vient freiner un peu notre progression.  Après un dernier passage dans le petit bois des Bachets, on arrive dans l’entité de Burdinne. Ce n’est que dans les derniers mètres que j’arriverai à distancer mon accompagnant.  Je terminerai à une décevante 32ième place au scratch et 7ième dans ma catégorie.  Maarten terminera à une belle 9ième place au scratch.  (Distance : 68 km ; Durée : 02 :54 ; Moyenne : 23,3 km/h ; D+ : 1180m)   

10:04 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : burdinne |  Facebook |

19/10/2017

Raid des 4 fils Aymon, Rulles (16/07/2017)

Après Surice, Rulles. Il y a deux ans, je terminais au sprint avec Alexis empochant une belle seconde place.  Aujourd’hui Alexis est absent, mais le rendez-vous est donné avec Jean Phillipe et Pedro, ce dernier était aussi la personne avec qui j’ai eu l’occasion de faire la route.  Comme machine, toujours le Radon Jealous.  Une fois inscrit, le but était de partir à 8h, mais arrivé sur place, je devrai constater que mon pneu avant est plat.  La réparation avait pourtant été vérifiée la veille, mais visiblement, les dieux des crevaisons me jouent des tours.  Comme le temps presse un peu, je ne cherche pas à réparer.  Je mets une nouvelle chambre à air et espère ne pas crever en route, car la réparation sera inévitable.  Après avoir fait la fille pendant quelques minutes, on prendra le départ à trois : Jean-Philippe, Pedro et moi-même.  Les 27 premiers km, seront de profil montant, mais cela ne sera pas de tout repos, car le parcours offre un profil en dent de scie en permanence, mais sans vraiment avoir des grosses cotes à fortes pourcentages ou encore des cotes interminables.  Le rythme est essentiellement donné par Jean-Phillipe et notre trio va traverser essentiellement les forêts sur des sentiers larges, parfois un peu de route.  Le rythme et bon, comme la semaine passée.  On aura également quelques rares singles track, et après 1h15 de course, Pedro va lâcher prise.  Après 27 km, une longue descente rapide nous fait dévaler 100 m de D-.  Après quelques petites bosses, on va avoir notre première longue côte suivie d’une nouvelle longue descente rapide nous faisant dévaler près de 120 m de D- direction Wisembach et la vallée de la Sûre.  Après une première petite bosse bien raide, on va repasser sur la rive gauche afin de jouer un peu sur les flancs de colline direction Martelange.  Le parcours enchaîne deux belles petites côtes dont la dernière étant un petit single track parsemé de quelques racines.  Après la seconde descente, je sens mon pneu avant qui est mou !  Je dis à Jean-Phillipe de continuer, car me voilà victime d’une crevaison au km 47 !  Décidément, le km 50 m’est maudit !  Heureusement, un petit ruisseau se trouve à proximité avec une flaque d’eau stagnante, ce qui va me faciliter la réparation.  Et pourtant, j’ai beau tourné la chambre à air dans l’eau, pas une seule bulle s’en échappe.  Après avoir fait 3 fois le tour, je vérifie l’intérieure du pneu et décide finalement de remonter.  Une cartouche de CO2 et me revoilà parti.  Entre temps, Pedro m’a dépassé en s’assurant que tout va bien.  Pour reprendre, une belle longue côte de 2km6 et plus de 120m de D+.  Le parcours reste toujours boisé et relativement roulant.  Je retrouve assez vite un bon rythme.  Une longue descente rapide nous fais descendre une dernière fois sur Martelange et ensuite on va quitter la vallée de la Sûre.  Pendant 7 km, le parcours va à nouveau être de profil montant.  Entre temps je reprends Pedro qui va s’accroché.  Ensemble on va se lancer sur un single track à profil descendant de 6 km.  Pas toujours roulant, car quelques racines, petit pont, virages, bref, un single track assez amusant sans être trop technique.  Après un bref arrêt au ravitaillement, on continue sur ce tracé toujours autant boisé direction Habay la Neuve.   Après une petite bosse, on redescendra vers le lac d’Habay où nous attends un single track.  Le parcours se calme alors un peu.  Quelques petits bosses et singles nous font contourner Habay, et voilà qu’après plus de 30 km, mon pneu avant est à nouveau mou.  Je m’arrête, décide de donner quelques coups de pompes, mais après une petite descente technique, je sens que mon pneu se déforme à nouveau beaucoup de trop et devrai réparer.  Pedro me ferra gagné du temps en me donnant sa chambre à air.  Par contre, je lui dis qu’il ne doit pas m’attendre, car le chrono tourne.  Après avoir réparé, et regonflé à la main, car plus de cartouche, je repars.  Je continue alors sur un faux plat montant, un single parsemé de racine, et je devrai m’arrêter à nouveau car mon pneu n’est pas assez gonflé.  En enlevant le capuchon de la valve, j’ai tout l’obus qui saute et voilà mon pneu plat en moins de 2 secondes !  Il me faudra bien plus que quelques coups de pompes pour réparer et pouvoir repartir.

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Le faux plat va s’incliner et on continu sur une belle petite côte.  Le parcours nous offrira encore quelques belles côtes et descentes et mon rythme va baisser un peu.  On traverse les forêts d’Anliers, le bois de Bologne et la forêt de Rulles essentiellement sur de sentiers roulants et larges.  Je reprendrai Pedro qui n’arrivera pas à s’accrocher.  Dommage.  Les 6 derniers km sont descendants et s’est sous les encouragements de Katty et Thibo que je franchirai la ligne d’arrivée en 8ième position, à 30 min du vainqueur Jean Phillipe.  Bravo et merci à lui pour le début de course, et merci surtout à Pedro mon sauveur et Katty et Thibo.  Ensuite petite balade en famille bien sympatique et aventureuse, et un peu d'off road pour Thibo.  (Distance: 109 km; Durée: 04h59; Moyenne: 21,7 km/h D+: 1920m)

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15:39 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/10/2017

Rando de l'Hermeton, Surice

Après mes épopées à l’étranger, j’étais de retour sur le sol belge et pouvait prendre le départ à mon second marathon vtt dans le pays de mon enfance.  C’est toujours un peu d’émotion lorsque je retourne dans cette région.  Cette fois, plus de Niner, mes deux cadres étant cassé, je prendrai le départ au guidon d’un Radon Jealous 7.0, vélo test.  L’occasion de voir ce que le vélo a vraiment dans le ventre !  Premier rendez-vous, c’était avec Joao à Ixelles afin de s’y rendre ensemble.  Le second rendez-vous est à Surice même avec entre autre Joao, Pedro, Olivier, Jean-philippe, et encore trois autres coureurs du team Bike for Live.  Au total, un train de 8 coureurs qui démarrera à 8h.  A peine parti, le train est conduit par Olivier qui impose déjà un bon rythme qui me convient assez bien.  Très vite on prendra un premier single boisé qui nous conduira jusqu’à Romedenne avant de descendre dans la vallée de l’Hermeton.

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On passe de la rive gauche à la rive droite par un petit pont avant d’avoir notre première petite bosse.   Même si là  je suis un peu au-dessus de ma fréquence cardiaque souhaité à la première bosse, je décide tout de même de m’accroché, car de une je n’ai pas la sensation d’être à l’agonie et que ça ne pousse que fort dans les bosses.  À côté de cela, ça roule de manière plus calme et cela permet de récupérer un peu et ne pas être à bloc en permanence.  Même si la première bosse est courte mais raide, elle fait déjà des dégâts dans notre petit train.  Deux coureurs vont lâcher prise, mais se raccroche une fois au sommet sur la partie plus roulante.  On traverse ensuite le village de Vodelée  avant de prendre la direction d’Agimont.  Pendant 5 bon km, on aura un faux plat descendant traversant les bois.  Olivier ouvre le chemin, et comme je suis dans son sillage, il me suffit de bien le suivre lors de dépassement de randonneurs.  Une fois sur le Ravel, on continue sur notre rythme, ce qui permet à tout le monde de se regrouper.  Au ravitaillement, pas de bol, je suis le seul à m’arrêter.  Comme je connais bien la région, je sais qu’il n’y a pas de grosse difficulté dans l’immédiat.  Je me dépêche tout de même, et repart une dizaine de seconde plus tard.  Petite descente sur route, et lorsqu’à l’entrée du virage, le parcours nous plonge tout droit dans un sentier, au moment où j’entame ma traversée, une moto sort du virage.  Une belle frayeur je pense pour tous les deux.  Après une centaines de mètres, me revoilà dans notre petit train qui monte progressivement vers Agimont où on rate presque un petit single track sur notre gauche.  Heureusement, aucun de nous n’a le mauvais réflexe de piller sur ses freins !  Après une petite boucle dans les bois, on va avoir une descente raide et rapide direction Heer-Agimont et la vallée de la Meuse.  On passe sur la  rive droite.  Nous voilà au km    25, et c’est ici que les choses sérieuses vont commencer.  Sur 6 km, on va avoir deux côtes de 2 km.  La première avec un début en single très raide sur des partiellement sur des plaques de schistes.  La suite sera plus douce et plus large tout en restant boisée.  Après 2 km de descente rapide et un nouveau passage le long de la Meuse on remet cela.

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Au sommet, on arrive sur un paysage plus dégagé aux nombreux champs aux couleurs dorés direction Blaimont.  Le parcours est à nouveau un peu plus roulant et on aura perdu deux coureurs.  C’est derrière Olivier que je plonge dans une descente rapide direction le bord de Meuse.  Etant plus rapide que Joao et Jean-Philippe et un autre coureur, j’aurai un peu moins de pression lorsqu’on arrive au ravitaillement.  Nouvel arrêt pour moi.  Manque de bol, le remplissage de mon bidon se fait lentement vu le faible débit du robinet !  Entre temps, les trois autre me passe, et mon bidon toujours pas là.  Bref, je peux enfin repartir et le plat du bord de Meuse me permet de revenir assez vite sur mes 4 compagnons.  Après près de 4 km le long de la Meuse, on va grimper à nouveau par une belle côte boisé afin d’aller chercher un superbe single track sinueux, avec quelques passage étroit et technique et surtout une vue imprenable sur la vallée de la Meuse et le Château de Freyr.  Mais pas le temps pour faire du tourisme.  Malgré notre prudence, Olivier rate un virage avant de chuter sans gravité.  Après 4 km de, on sortira de cette petite merveille pour descendre dans la vallée de la Lesse par la route.  Une vallée qu’on va sillonner pendant 10km.  A Walzin, on prendra un petit sentier le long de la Lesse offrant une vue fabuleuse sur le Château de Walzin prônant fièrement sur le bord de roche à environ 100 m au-dessus de la Lesse.  Un petit joyau, car le château est vraiment construit dans le prolongement de la roche au couleur de celle-ci.  Lorsqu’on passera au-dessus d’un petit pont qui enjambe la Lesse, dans la descente, un l’avant dernier coureur de notre petit train viendra à chuter dans l’épingle à cheveux, juste devant Jean Philippe.  On va ensuite grimper pendant un bon 2 km pour plus de 120 m de D+ par un sentier parsemé de quelques gros cailloux et à nouveau une vue à couper le souffle sur la vallée de la Lesse.  Au sommet, je remarque qu’on n’est plus que trois.  Joao, Olivier et moi-même.   J’ignorais  qu’un coureur avait tombé et que Jean-philippe, entre temps qui a recollé, avait aidé le coureur tombé devant lui.  Notre petit train ne compte donc plus que 4 éléments.  A l’entrée de Furfooz, on arrive au troisième ravito.  Olivier qui m’avait proposé de donné une gourde à son ravitailleur pour qui me la prépare pour le prochain ravito, proposition que j’avais accepté, voilà que non seulement j’oublie de donner un bidon à son ravitailleur, mais j’oublie tout simplement de m’arrêter pour faire le plein de mon second bidon.  Pas très malin tout ça.  A la sortie de Furfooz, au km 50, sur un sentier agricole parsemé de quelques pierres,  je sens ma jante tapé sur une pierre.  Sur le moment même, je crains la pincette, mais non.  Je me dit soulagé, mais le soulagement n’est que de quelques secondes, car voilà que mon pneu avant se dégonfle subitement.  Pas de bol, je pose mon vélo contre un fil électrique, et je reçois encore une décharge en plus.  Après 10 min, vu que je n’ai pas de cartouche de CO2 avec moi, je peux enfin repartir.  Après une descente en single technique, que je décide de descendre prudemment afin d’éviter une nouvelle crevaison, car je n’ai plus de quoi réparer, je retrouve vite un rythme assez élevé.  Je ne cherche pas à chasser, car cela me parait chose impossible, surtout qu’il reste encore 60 km.  On va ensuite longer la Lesse pendant 2 km avant d’entamer une cote de 4 km remontant essentiellement un petit ruisseau sur un single track.  Passez Falmagne, on traverse les champs sur un faux plat montant avant de redescendre par une belle descente technique qui nous conduire au quatrième ravitaillement qui est le même que le second.

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Arrêt obligatoire avant de traverser la Meuse et le village de Waulsort.  Après une petite bosse bien raide en single track, on descend à nouveau le long de la Meuse pour reprendre un single roulant pendant 2 km direction Hasitère.  Je serai un peu ralentit par un biker plus lent, mais j’arriverai néanmoins à trouver un endroit pour passer.  A Hastière, un mur nous attend.  On va grimper 125 m sur un km !  La première partie est asphalté avant de retrouvé un petit sentier off road, le tout avec quelques épingles à cheveux.   Ensuite on sera encore lancé sur un profil montant pendant 5 km avant de plonger par un raidillon technique dans la vallée boisée de l’Hermeton.  On aura ensuite près de 4 km de single sinueux avec la traversée de l’Hermeton à deux reprise.  Et la traversée se fait à pied ! Je serai ensuite un peu ralenti par quelques randonneurs sur le single,  je ne perdrai pas trop de temps et un biker voulant se mettre sur le côté pour me laisser fera un beau soleil avec un atterrissage devant les pieds d’un biker mangeant une barre énergétique.  Le parcours va ensuite enchainer les côtes et les descentes.  Après une première bosse, on enchaine sur une seconde  caractérisé par la traversé d’un petit ruisseau à plusieurs reprise, de quoi salir les  vélos.   Il est vrai, on aura aussi quelques passage boueux.  Au km 90, une peu avant Gochenée, je retrouve Joao.  Il me fait pars qu’il a un coup au moral suite à une chute.  Dans Gochenée, je tente de voir un peu si il s’accroche ou pas, mais non.  Je continue donc à mon rythme en me disant qu’Olivier et  Jean-Philippe ne sont pas loin.  Après la traversé de Gochenée, on redescend sur l’Hermeton et on passe sur l’autre versant de la vallée de l’Hermeton.  Après la traversé de Soulme, une descente rapide direction l’Hermeton à nouveau. Après on va avoir une belle côte dans un décors toujours aussi boisée.  On va encore enchaîner quelques petites côtes boisée et la dernière, au km 105  me conduis  au dernier ravitaillement.  Et au loin, qui vois-je ?  Jean-Philippe !  Après un court arrêt au ravitaillement,  je repars.  Je sais qu’ici le parcours est à nouveau roulant et plat traversant essentiellement les champs et que c’est donc un final qui dois me convenir.  Bizarrement, même si les crampes ont fait leur première apparition au km 80, mais qui ne m’ont jamais perturbé mon rythme, je n’arrive plus à faire grimper mes pulse.  Entre temps, Olivier qui s’est trompé sur le parcours a rejoint Jean-philippe, et à deux ils vont se tirer, ce qui fait que je ne les verrai plus jamais.  Au finale, je termine à une belle 4ième place, non loin d’Olivier et de Jean-Philippe qui font respectivement 3 et 2.  Concernant le premier, il persiste des doutes.  Beau marathon, en bonne compagnie et avec un bon train, et pour bien clôturer la journée, Katty et venu me rejoindre et on terminera cette journée par un petit tour à Dinant.  Merci à la compagnie !  (Distance: 118 km; Durée: 05h49; Moyenne: 20.2; D+: 2470m)

11:38 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/10/2017

Transpyr, Roses-Hondaribia (11/06/17 au 17/06/17)

Après quelques rebondissement rocambolesque, c’est en dernière minute que je participe à la Transpyr alors que cela était prévu depuis le mois de février.  Mon binôme, annulant une semaine avant le départ, l’organisateur se décarcasse pour me trouver une personne pour le covoiturage et  un logement à l’hôtel.  C’est après quelques coups de file que mercredi, deux jours avant le départ, ma participation est confirmé en catégorie solo.  Pour la route, j’aurais le plaisir de faire connaissance de Jean-Philippe Jamaigne, biker Arlonais.  Après une nuit à Lyon, c’est samedi dans l’après-midi qu’on arrive à Rosas.  Je ferai connaissance de l’organisateur Oriol Selent.  Après le passage auprès de plusieurs stand afin de finaliser les dernières modalités, on pourra remplir notre sac de voyage et préparé nos vélos.  Ensuite c’est l’heure de la première pasta party dans l’enceinte de la citadelle de Rosas ainsi que le premier briefing.

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Roses - Camprodon (Première étape)

Après une relativement bonne nuit, je me rends sur la ligne de départ.  Un petit passage au stand mécanique afin de remplir mes pneus de latex et puis… voilà la première situation de stress !  Alors que je voulais juste remplir mes pneus de latex, le flanc du pneu arrière se défait et plus moyen de regonfler le pneu.  Après quelques tentatives, le mécano prendra une pompe où on gonfle une bombonne, et une fois une certaines pressions atteinte, l’air peut être relâché en une fois libérant un grand débit d’air en une fois.  Ça ne réussira pas du premier coup, mais bien à la deuxième.  Entre temps l’heure du départ est proche alors que je dois encore vite me rendre à la voiture afin de prendre un film protecteur d’écran pour le GPS de Jean-Philippe.  Lorsque j’arrive au box de départ, il reste encore deux minutes, le temps de prendre mon tracker et de rejoindre Jean Philippe et puis voilà que le départ est donné pour cette longue aventure et qu'on quitte la méditérannée.  

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Au programme aujourd’hui 114 km et 2300 m de D+.  Les 10 premiers km seront neutralisés.  Les 5 premiers derrière un 4x4, ensuite derrière des motos de cross.  Ces 10 premiers km ne sont pas très rapides.  Avec Jean-philippe on se retrouve assez bien devant.  Heureusement, car les sentiers sont très sec est poussiéreux, à tel point que par moment la visibilité est réduite à quelques mètres devant nous.  C’est après un petit passage au-dessus de quelques grosses pierres qui se franchissent à pied que les motos vont nous lâcher.  Après ce petit ralentissement, un petit trou s’est créé.  Jean-Philippe donne le rythme et je prends le relais afin de rouler un poil plus vite.  Dans ma roue, je prendrai une participante lâché par sa moitié qui elle est dans le premier groupe.  Le groupe se réuni et après 30 km, nous arriverons à Pont de Moulins où se trouve le premier ravito.  On fait le plein, et on repart à notre rythme, car le groupe a explosé et tout le monde repart à son rythme.  On va par la suite avoir notre premier single track traversant des petits buissons.  Le parcours est sec et arides, et le soleil tape déjà bien.  Les champs vont laisser place aux sapinières et le parcours va être très légèrement vallonné.  Au km 47, dans une côte, j’ai ma chaine qui viendra se coincé entre ma cassette et mes rayons de la roue arrière.  Je serai  obligé de descendredu vélo car j’aurai un peu de mal à remettre la chaine.  Jean-Philippe à quant à lui continué, après quelques bonnes minutes, je peux enfin repartir.  Je repars avec un petit groupe de bikers espagnols qui se montre assez bon grimpeur, mais pas descendeurs.  Quelques kilomètres plus loin, on aura notre première longue cote et le petit groupe de 5 s’envole alors que je préfère rouler plus à mon aise.  Pendant près de 5 km, on va traverser une forêt d’épicéas.  Je continue seul à mon rythme et reviens petit à petit sur un petit groupe de 5 bikers avec que je roulerai principalement après le ravitaillement.  Avant ça, on aura une descente sur route donnant une jolie vue sur ce que je pense être un monastère avant d’atteindre le ravitaillement situé dans le village de Bueda.

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On continuera sur une petite route de campagne avant de plonger à nouveau dans les bois.  Le petit groupe de 5, que je reprenais dans la côte, hésite à une bifurcation.  Mon GPS étant visiblement claire, je me lance dans une descente rapide sur un single track.  Un peu plus loin, nouvelle bifurcation, mais je me rends très vite compte que je suis sur la mauvaise trace.  Je fais demi-tour, et arrivé à la bifurcation, les 5 bikers arrivent et je leur montre la direction à suivre.  Ensuite on ne va plus se quitté pendant 25 km.  Ça va nous laisser le temps de faire connaissance.  Trois Anglais, James, Verity et…………., un français et Alvaro.  Une bonne compagnie. Le parcours traverse la campagne et essentiellement des forêts.  Au km73, après une petite descente, très technique sur les derniers mètres, on devra franchie un vieux pont à pied.

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La vue en bas sur la petite rivière El Lierca est sympa, et les quelques baigneurs donnent envie à se mouiller aussi.   Après quelques mètres sur route, on ira rejoindre le ravitaillement après une partie boisée et roulante.  On est alors au km 84, l’endroit où les choses sérieuses commencent.  Le chrono, sur une distance de 22 km de côte.  C’est qu’ici on va prendre 650 m de D+.  On partira tous les 6 ensembles, et après le passage à gué, on va commencer à grimper.  J’arrive directement à me trouver un bon rythme élevé et le cardio monte bien tout comme le début de la côte enchainant quelques épingles à cheveux.  Le début se fait en plein soleil et il fait vraiment chaud. Par la suite la pente va s’adoucir et on continue à grimper sur un parcours ondulé et plus roulant.  Un duo me reprendra, et reste dans leur roue tant que c’est roulant.  Une fois que le terrain s’incline à nouveau, je devrai lâcher prise.  Je continue sur une forte côte avec un petit passage à pied.  On salira le vélo dans une petite portion de boue et je relance aussi tôt.

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Les derniers mètres sont tellement raides que je finirai à pied.  Le chrono s’arrête au km 106.  Je m’arrête un instant le temps de reprendre mon souffle.  Par la suite on continue sur du roulant et une pente très douce.  C’est essentiellement qu’on longera le Riu Ter qui me fait penser aux petits canaux qu’on peut trouver dans les Alpes. C’est en longeant celui-ci qu’on rejoindra Camprodon.

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Première étape bouclé avec une 15ième place au général et 5ième individuelle.  Après avoir mangé un bout au ravito, rejoins Jean-Philippe, on ira tremper les jambes dans la rivière avant de commencer le rituel de tous les soirs : Lavage vélo, petit tour touristique, terrasse, check vélo, pasta party, briefing et dodo (ou prendre un dernier verre).  Distance: 114 km; Durée: 06h20; Moyenne: 18,1 km/h; D+:2280m)

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Camprodon - La Seu d'Urgell (deuxième étape)

Comme tous les jours, le départ de l’étape est neutralisé.  Le petit groupe traverse paisiblement le village de Camprodon avant de s’élancer sur les premiers sentiers off road.

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Ici, lorsqu’on quitte la route pour s’aventurer sur le premier sentier, afin d’éviter un bouchon, je coupe par un petit talus, ce qui me permettra d’éviter un embouteillage et de devoir mettre pied à terre.  Ensuite on va remonter le cours de la rivière tranquillement.  Après la traversé du village La Roca”, dont le nom me fait penser à, ce qui est pour moi, une des meilleures discothèques en Belgique, on va atteindre le village suivant: Abelle.   C'est là que  commence le chrono.  On est alors au km 7.5, le début du premier col qui nous ferra gagner 400 m de d+ sur 6 km.  C’est en compagnie de Jean Philippe, juste derrière moi au classement individuelle, qu'on se lance.  Très vite, on arrive à prendre un bon rythme, voilà que j’ai déjà des crampes au ventre!  Il reste alors encore 30 km de chrono au total, car on a d’abord un premier chrono de 12 km et un second de 19 km!  Sans compté qu’ensuite il y a encore près de70 km à parcourir.  Il m’est donc impossible de m’accrocher à Jean Philippe et voilà qu’il prend le large.

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Lorsqu’on arrive sur une partie plus roulante, je m’accrocherai à 2 Espagnols.  Le parcours est nettement plus plat pendant un petit 4 km empruntant un sentier large accroché sur le flanc de colline  avant d’entamer la descente.   Une descente de près de 13 km suivant la vallée de El Segadell.  Une descente rapide avec quelques beaux virages.  J’y lâcherai mes des compagnons espagnols avant de revenir sur Jean Philippe qui est victime de quelques souci mécanique.  Au km 19, c’est la fin du premier chrono.  Jean Philippe arrivera quelques secondes plus tard.  Ensuite on va continuer à descendre sur la route jusqu’au ravitaillement situé à Ribes de Freser.  Le second chrono commencera au km 29.  On va grimper 600 m de D+ sur 12 km.  Avec Jean Philippe, on se lance sur ce chrono qui commence au moment où on quitte la route pour se lancer sur sentier off road.  La côte est irrégulière est ne permet pas de prendre un rythme régulier.

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On traverse les forêts de sapins sur terrain sec parsemé de grosses pierres.  Lorsqu’on arrive dans l’alpage, on va traverser les prairies.  Le début se fait sur le vélo, mais très vite, on va devoir mettre pied à terre afin de continuer à pied tellement la pente est forte.

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Le terrain est bien accidenté par les vaches et il faut faire attention où on met son pied.  Non seulement pour ne pas marcher dans une grosse bouse de vache, mais pour éviter une entorse.  Au dessus de nous, le soleil tape fort et deux vautours tournent en rond au dessus de nos têtes.  Jean Philippe marche un peu plus vite que moi, mais dès qu’on peut remonter sur le vélo, il m’attendra.  On repart ensemble sur un single qui n’est qu’autre que les traces de vaches passant toujours au même endroit.

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Après ce premier passage en altitude, on va dévaler une petite descente de 3km à toute vitesse   Jean Philippe décroche prenant moins de risque dans la descente.  Je reprends un concurrent sur la fin de la descente.  Le paysage reste dégagé et on sent vraiment qu’on est en altitude.  On continue sur 5 km faux plat montant.  J’augmente le rythme, mais il s’accroche.  Je me dis qu’il faudra attendre le sprint.  Je place le sprint et termine second du sprint.   Arrivé au sommet, la vue est magnifique.

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Je reprends la route avec Jean Philippe et on enchaine sur une partie de'asphalte offrant une bele vue sur les Pyrenées. 

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Une descente rapide suivie d’une petite bosse et on descend sur La Molina où se trouve le ravitaillement au pied des pistes.  On descend ensuite sur un petit single track boisée et technique.

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Après 5 km de single, on se retrouve dans une petite vallée où on longera un petit ruisseau sur un parcours en faux plat descendant, parcours qui ne changera plus pendant 50 km.  Au total donc 60 km de profil descendant!  On quitte le ruisseau pour les grandes plaines ouvertes alternant routes et sentiers agricoles bien sec.  De temps en temps un petit casse patte.  Je dois effectuer un petit arrêt entre temps car ma roue avant s’est desserrée.  Au km 90, on atteint le dernier ravito.  On va alors s’enfoncer dans la vallée d’El Segre.  Le flanc se resserre et on continue notre progression sur un single.  6 km plus loin, on retrouve un sentier plus large.  Avec un troisième coureur on va bien progressé.  Les 9 km qui suivent  sont sur la route.  Ici Jean Philippe et l’autre coureur font du beau boulot, car on a un vent de face et j’avoue qu’il est très rare que je prenne un relais.  Parfois je laisserai même un trou lorsque je vois que ma fréquence cardiaque atteint les 160 pulse.  On terminera par une piste large est poussiéreuse avant de rentrer dans  La Seu D’Urgel.

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Une belle petite ville où avec Jean-Philippe on va prendre un verre en terrasse avant la pasta party.  Coté résultat, je terminerai 16ième au général et 5ième individuel.  (Distance: 118 km; Durée: 06h22; Moyenne: 18,6 km/h; D+: 2570m)

La Seu d'Urgell - El Pont de Suert (3ième étape)

Aujourd’hui, pas besoin d’échauffement vu que mon hôtel se trouve à 5 km du départ.  Ensuite, 114 km dont 2 spéciales chronométrées: Une première de  au km 30 de 15 km et une seconde de 16 km à partir du km 62.  De plus, la course va être neutralisée sur les 30 premier km!  On quittera La Seu d’Urgel en remontant la rivière El Segre sur un sentier off road.  Après un petit raidillon et une petite descente, on va changer de rive et passer sur la rive gauche.  Après 20 km, on traverse le village de Noves de Segre.  On emprunte quelques petites ruelles assez raides avant de continuer sur un sentier pas très large dont le début est assez raide.  Le sentier se transforme en sentier accroché à flanc de colline.

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Après se petit passage de 2 km, on va reprendre la route avec un bon groupe et s’enfoncer dans la vallée aux roches de couleurs orange.  Le rythme est très calme, même lorsqu’on arrive à nouveau sur une portion off road.  On va quitter le Ruisseau des Castellas pour remonter au ravitaillement situé au km 30.  Ici on est accueilli sous des aires d’accordéons.

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Par la suite commence les hostilités pour une durée de 15 km, le temps d’une côte et 700 m de d+.  Je me lance avec Jean Philippe et je pars vite, trop vite même.  Le parcours reste sec est essentiellement boisée de sapin.  Alors que j’avais lâché Jean Philippe, celui-ci va revenir petit à petit.  Des grosses pierres parsèment le parcours rendant la progression pas toujours facile.  De plus que la côte est tout de même assez raide et c’est là que Jean Philippe me reprend.  On continue ensemble s’enfonçant dans un petit single avant de retrouver à nouveau une piste plus large.   On sort alors des bois du à l’altitude et un coureur nous reprend.  La fin est trop raide et je terminerai à pied sur quelques mètres.  JP et l’autre coureur me lâchent et prennent 10 secondes.  On retrouve alors un parcours plus roulant, mais je rame pour qu’il ne prenne pas le large.  C’est dans un faux plat descendant que je refais le trou.

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On enchaine sur une descente rapide et JP reste prudent et devra lâcher prise alors qu’à deux on dévale la pente à toute allure.

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Arrivé près d’une ruine, voilà que ma chaine saute.  Elle se bloque et m’oblige à m’arrêter.  Le temps de la débloquer, JP me dépasse.  Je repars aussi vite que je peux.  Je reviens sur JP, le dépasse juste avant de se lancer dans un single technique et boisé.

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Le chrono s’arrête un peu avant le ravitaillement.  Après le ravitaillement, on repart sur notre second chrono du jour.  On commence par un véritable mur enchainant quelques épingles à cheveux.  La côte n’est pas très longue, 3 km pour 300 m de D+.  La trace étant dégagé, le soleil tape vraiment fort.  La chaleur est impitoyable aujourd’hui et j’ai la sensation d’être dans un four.  La chaleur, atteignant des pique jusqu’à 42° elle ferra des victimes parmi les coureurs.  Et j’en ferrai partie.  Alors que je tente de m’accrocher à JP je commence à aller de gauche à droite et à voir des étoiles.  Je décide de m’arrêter sous un des seuls arbres sur mon chemin afin de reprendre un peu mes esprits et de manger une barre énergétique.  Après quelques minutes d’arrêt, je repars enfin.  Je retrouve un bon rythme.  J’arrive sur une partie plus roulante dont un single légèrement descendant et ombragé avec quelques passages légèrement techniques.  On remonte par la suite sur une piste large toujours boisée et je revois JP.  Lorsque j’atteins une clôture en barbelé que JP avait ouvert et où il me propose de passer et de la refermé derrière moi, je reste fair play et lui dit qu’il est plus normal que lui parte et que moi je la referme.  Chose dit chose faite, il repart et je tente de fermer cette clôture.  Je me bats avec ces barbelés et n’y parvient pas!  Entre temps un autre coureur arrive, et je propose à ce qu’il passe.  Il passe, mais pas aussi fair play que moi car il ne propose pas de fermé cette clôture.  Soit, je m’aperçois que le tout est retourné et du coup il m’était impossible de la fermé.  Une fois retourné, je dois encore défaire quelques barbelés accroché les uns aux autres.  Après cette mésaventure, je peux enfin repartir!  Après une dernière partie de côte sur route, on s’attaque à une descente rapide.  Je tente de foncer, mais à deux endroits j’ai un doute sur le fléchage.  Je ne me tromperai pas et continue sur un parcours sec et un paysage boisée et aride.  On continue ensuite sur un beau single technique et sinueux, mais malgré une belle descente, je ne reviendrai pas sur JP qui m’attends à la fin du chrono qui se termine sur une partie aux aire lunaire.  Après un arrêt au ravito, situé à l’ombre, on repart pour 13 km de côte et 600 de D+.  Le début s’effectue sur route avant de retrouver des pistes dégagé et large.  On continue en compagnie de Véronique, une canadienne.   Le sentier offre quelques beaux points de vue et on retrouve les vaches et leurs cloches.  On termine cette longue portion off road par une descente rapide avant de retrouve la route.  La vue sur un superbe lac nous appelle à l’arrêt.

 

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Avec cette chaleur, on est bien tenté de descendre le petit sentier qui y mène.  Après un instant d’hésitation, on continue notre route jusqu’à l’arrivée.  Pas de bol, impossible de trouver un endroit le long de la rivière afin d’y tremper les jambes.  Je terminerai 1ième au général et 5ième individuel, juste derière Jean-PhilippeAujourd’hui,  contrairement aux autres nuits où je partage une chambre avec un membre du staff, aujourd’hui je dors avec un autre coureur.  Alors que j’arrive dans la chambre, bien après être arrivé, l’autre coureur a déjà pris possession de la chambre, mais est absent.  Ok, ca commence bien.  La chasse n’est pas tiré, la baignoire n’est pas rincé et il y a encore de la terre dedans, il a utilisé les deux sachets de gel douches, ses vêtements de vélos trainent dans l'évier…  Bon, après avoir un peu fait de rangement, je prends ma douche, lave vêtements, les mets sécher dehors et mets mon maillot que j’ai lavé hier et qui est encore un peu humide à sécher sur le radiateur.  Alors que je suis occupé dans la salle de bain, ce coureur rentre dans la chambre, me voit et me dit que je suis  dans sa chambre.  Je lui réponds que non, que c’est ma chambre.  Il me dit que c’est ca chambre, et je réponds la même chose.  Bref, après avoir répéter tout les deux la même chose quelques fois, je lui dis qu’on se partage la chambre.  Impossible selon lui.  Je lui explique, et il à l’aire de se calmer et d’accepter la situation.  Je pars vérifier mon vélo, entre temps il a lavé ses vêtements et lorsque je remonte, i lest déjà reparti.  Et deviné quoi, il a mis ses vêtement sécher au dessus de mon maillot presque sec, sans avoir pris la peine d’essorer ses vêtements!  Mon maillot et maintenant mouillé, et je peux essuyer la trainer d’eau de la salle de bain à la fenêtre.  Heureusement, il n’a pas ronflé de la nuit.  (Distnace: 114 km; Durée: 06h55; Moyenne:16.5 km/h; D+: 3140m) 

 

El Pont de Suert - Ainsa (4ième étape)

Quatrième étape aujourd’hui, et encore une belle journée qui s’annonce.  Comme tous les jours, on quittera le départ sous escorte afin de neutraliser le départ.  Une neutralisation qui va durer 10 bon km.  Entre temps, on commence par un petit col sur route avant de s’enfoncer dans une vallée par un sentier légèrement sinueux et en dent de scie.  On retrouve la route à Bonansa et ici la meute est lâchée.  Avec Jean-Philippe on se retrouve assez bien devant.  Cela grimpe sans forcé et en file indienne, mais c’est un peu le calme avant la tempête.  À moins d’un km, cela attaque devant.  A quelques-uns, on les laisse partir sachant que ça roule trop vite pour nous.  Entre temps, un team Espagnol s’engueule, car l’un veut partir, l’autre pas.  Après petite discussion, un autre team attaque et eux décide de suivre et je décide d’en faire autant.  Jean-phillipe par contre ne suivra pas.  Me voilà donc parti en compagnie de quatre coureurs.  Au sommet, on aura déjà un bel écart avec nos poursuivants directs.  On plonge dans la descente, qui est rapide et sur route.  Après une épingle à cheveux, quelques virages et 4 km plus loin, toujours personne derrière nous et le premier ravitaillement.  J’hésite à m’arrêter, mais d’n côté pas trop le choix si je ne veux pas tomber à sec.  Les quatre autres ne s’arrêtent pas !  Je sens que je vais devoir me faire mal pour revenir.  Un arrêt expresse, et me revoilà partie à la poursuite de mes 4 compagnons.

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Je suis décidé de ne rien lâché, et je reviens petit à petit dans le col qui un beau sentier large.  Le début est assez raide ensuite cela devient un peu plus doux.  Alors que je reviens sur le premier team, le second s’en est distancier et à déjà une belle longueur d’avance.  Je soutiens mon rythme, les dépasse et part à la poursuite de l’autre team que reprend dans la descente et ce après les avoir eu en point de mire pendant près de 8 km.  Dans la descente, j’aurai l’avantage du full et les lâche.  Ensuite, seconde bosse de 4 km.  Le team derrière moi revient sur moi, et je m’accroche.  Une dernière petite descente cassante me permet de les lâcher une seconde fois.  On termine par un faux plat montant et parviendrai à garder mon avance.  Je termine à la  14ième place au général et 4ième individuel.  Le paysage a à nouveau bien varié aujourd’hui.  Il fait plus humide, beaucoup de petites fleurs jaunes et mauves colorient le paysage, par endroit plane une bonne odeur d’épice.  On a la verdure, devant nous une barrière de montagne grise, les sommets enneigés au loin qui par rapport à hier sont plus proches.  Un paysage superbe !

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Jean-Phillipe rentrera quelques  minutes après moi.

 

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Une fois son souffle repris, on entame une superbe descente technique.  Hormis quelques pieds à terre, le tout passe sur le vélo et sans grosse difficulté.  Après un bon km, on retrouve les sentiers plus larges et plus rapides avec pas mal de virages sympas et quelques belles vues sur le paysage.  Après 8 km, on retrouve une petite route sinueuse.  La vitesse reste assez élevée et je n’hésite pas à doubler une camionnette roulant quasi au pas.  Avant de retrouver la grande route, une dizaine de vautour tournent au-dessus de nos têtes.  Tous simplement magique.  Après le ravito, situé à Campo, on va s’attaquer à un col de 15 km.  On commence sur une petite route aux pentes irrégulières.  Après 10 km, on traverse le village de Viu et on continue sur une piste parsemé de pierres et les pourcentages de la côte vont fortement augmenter.  En plus de cela, elle reste irrégulière et donc impossible de prendre un rythme constant.  A cela s’ajoute la chaleur qui frappe.  On est un petit groupe de 4 et franchement, ce col parait interminable.  Même si on est dans une partie boisée, sur la piste, les espaces ombragés sont quasi absente !  Lorsqu’on atteint le sommet, une source !  Tel des gamins, on se jette dessus afin de nous rafraichir.  Quel bonheur !  En plus le paysage est magnifique.  Le gris de la roche contraste assez fort avec la verdure.

 

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On continue sur une piste plus roulante, essentiellement un faux plat descendant suivi d’un montant.  On longe, dans les bois, une crête rocheuse qu’on contournera au km 80 où se trouve le ravitaillement à un superbe endroit paisible et magnifique recouvert d’un superbe tapis jaune.

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Ensuite, la cerise sur le gâteau, le summum de la Transpyr.  Près de 13 km de single track, et quelle single track !  On alterne tout type de terrain.  Du technique, rapide, sinueux, du technique rapide et on peut jouer avec le vélo, petit drop, et le tout sur un terrain parfaitement sec.  Dans une partie rapide et rectiligne, j’entends subitement crié derrière moi.   Je m’arrête, et ne vois plus Jean-Philippe.  J’attends, j’entends un second cri et décide alors de remonter.  Je m’étais trompé de chemin et il fallait plonger dans un petit raidard sur la droite.  Le paysage aussi va varier et on retrouve un paysage plus lunaire par endroit avec quelques petites bosses et cuvettes.

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Après une petit partie sur du plat et quelques mètres sur routes, on pense que c’est fini mais non, il nous restera encore 3 km sur les 13 !  Après un peu de répit, un dernier single de près de 2 km et nous voilà à Ainsa où il faudra encore grimper au sommet du village afin d’atteindre l’arrivée situé dans l’enceinte du château à proximité de la charmante et séduisante vieille ville.

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(Distance: 99 km; Durée: 06h09; Moyenne: 16.1 km/h; D+ 2770m).  Résultat: 14ième scratch, 4ième individuel.

 

Ainsa - Jaca (5ième étape)

Aujourd’hui, pour la cinquième étape, on commencera par une longue neutralisation.  Une Neutralisation prévu pendant 30 km.  Pendant ces 30 km, on va remonter la rivière Ara.  On va grimper un bon 200 m sur 30 km, rien de difficile donc.  Le début sera sur route ensuite on se retrouvera sur un sentier.  Subitement, le rythme augmente, on passe un petit pont et je me dis que le rythme va augmenter un peu, mais non.  Même si par endroit on progresse sur un parcours légèrement en dent de scie, le tout reste neutralisé.  On traversera également un village fantôme ou habitations et église ne sont plus que des ruines et les ruelles qu’on emprunte recouvertes de végétation.

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On alterne par la suite des portions de routes, sentiers off road et quelques rares singles tracks.  Après 32 km, nous voilà à Fiscal, où se trouve le premier ravitaillement.  Ensuite commencerons les hostilités pour un bon 20 km.  Jean-Philippe et moi quittons le ravitaillement direction le début du chrono.  Le début sera très raide et je pars assez vite.  De la grosse caillasses viendront par moment durcir le tout et en bordure de piste, on retrouve à nouveau nos belles petites fleurs jaunes et les bonnes odeurs d’épices.  Jean-Philippe visiblement en forme prend le large.

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Le parcours traverse les forêts et c’est après une petite descente rapide avec ses quelques épingles à cheveux que je reviens dans la roue de Jean Philippe.  On continuera ensuite à grimper sur une piste plus étroite.  On se fait reprendre par un duo sur la fin de la côte et lancé sur une partie plus roulante, j’arrive à m’accroché, mais dès que ça remonte, je serai obligé de lâché prise.  Un duo bien trop fort pour nous.  Ensuite on aura plus que du faux plat montant.  On sort des bois pour se retrouver dans les plaines arides et à 2 km, j’attaque une première fois.  Jean-phillippe reviendra dans ma roue.  A son retour, j’attaque directement une seconde fois, mais cette fois, il ne lâche rien.

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On reprendra un duo où je prends l’option de rester un peu dans leurs roues pour récupérer, mais ils augmentent le rythme.  Je décide de passer devant et de mettre la barre un peu plus haut afin de voir les réactions, mais tous les trois sont dans ma roue.  Je laisse le duo reprendre la tête, puis laisse passer Jean-Philippe et ferme la marche.  Finalement on jouera le sprint dont je terminerai second derrière Jean Philippe.

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Quelle belle finale entre nous !  Au sommet, on superbe vue sur une église posée au milieu de nulle part.

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On enchaine sur plus de 12 km de descentes sur une belle piste off road avec bon nombre de virages tant serrés que plus larg afin de  redescendre dans la vallée du Rio Basa.

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A Yebra de Basa se trouver le ravitaillement.  Lorsqu’on aura bien repris des forces au ravitaillement, on ira emprunter un single track creusé tel un petit canyon dans la pierre avec un certains nombres de cuvettes à passer.  Un petit bout sympa.  Par contre, ce qui suivra sera sans grand intérêt direction Abena.  Ici une pause à une fontaine s’impose, car la chaleur est à nouveau bien présente aujourd’hui.  Après avoir eu une belle piste off road large et un beau single, on aura une dernière côte de 6 km sur route.  Ensuite, un superbe single track de 2 km avant de retrouvé la route direction Jaca où se trouve l’arrivé.  Aujourd’hui, je profiterai d’être à nouveau dans les premiers rentrées pour prendre une douche au complexe sportif et non pas à l’hôtel histoire de directement aller sur la table de massage avant la longue étape de demain.   (Distance: 97 km; Durée: 05h43; Moyenne: 16,9 km/h; D+: 2010m) Résultat: 15ième scratch, 5ième individuel.

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 Jaca - Auritz (6ième étape) 

Aujourd’hui, on attaque l’avant dernière étape et aussi la plus longue : 132 km sur papier et 2800 m de D+.  On quittera l’enceinte de la citadelle avant de quitter Jaca.  Les 66 premiers km, seront roulant et comme il n’y a pas de chrono, l’ambiance et décontracté et l’ rythme n’est pas élevé, ce qui permettra de former un petit groupe de tête avec les premiers du classement.

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Le parcours est sec et poussiéreux par moment.

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Alors qu’on on ferme le groupe de 20 vététiste, on peut dire que par moment on bouffe de la poussière.  Le parcours est légèrement vallonnée, mais rien de bien méchant.  Rien que des petites bosses et quelques passages à gué et rivière.  Par moment on doit un peu chercher la trace et par endroit on sera même obligé à mettre un pied à terre.  Le rythme n’est pas trop élevé et on traverse un paysage assez sec parsemé de champs de part et d’autre et quelques parties nous offre tout de même un paysage lunaire.  On reste principalement sur des sentiers larges jusqu’au km 18.  La trace GPS nous conduit tout droit dans le lit d’un ruisseau que visiblement on doit suivre.  Mais très vite, on s’éloigne de la trace et notre troupeau s’arrête.  Certains décident de continuer  tout droit, dont Jean-Philippe alors que je préfère rebrousser chemin avec le reste afin de retrouver la bonne trace.  Une trace qu’on retrouvera assez vite, car un single track longe partiellement se ruisseau.  Par contre, le single track n’est pas des plus agréables.  Tout au long, il y a des petits buissons à épines qui n’arrêtent pas de griffer nos jambes.  Un peu plus loin, on retrouvera les autres, qui eux auront du traverser un champ pour retrouver la bonne trace.  Au km 31, on arrive le village de Biniés  et son petit château où se trouve le premier ravitaillement.

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Après un petit arrêt, tout notre groupe repart.  Très vite, notre petit groupe se scinde en deux.  On va avoir alors un long faux plat descendant longeant le Rio Veral.  Les deux groupes vont alors se rejoindre un peu plus loin et on continue à un rythme assez décontracté.

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On continue sur le même type de parcours et après 51 km, un single track sympa avant de retrouver la route.  Pendant 9 km, on va remonter une rivière assez sauvage, Rio Eska,  jusqu’au km 70 au se trouve le village Burgui Burgi et le second ravitaillement au bord de cette rivière.  Le paysage et la vue et superbe.  Le cadre qui incite à se poser les pieds dans l’eau, manger ses pat à son aise,...  Et on sera quelques-uns à le faire, dont même le meilleurs.

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Mais bon, l’aventure continue et avec Jean Philippe on repart sur un faux plat montant sur route remontant le Rio Biniés pendant 7 km.

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La chaleur est entre temps bien présente et on retrouve un paysage plus boisée.  Je devrai m’arrêter suite un problème mécanique : Mon dérailleur avant qui bizarrement touche ma chaine de manière assez importante.  Après un petit réglage, je repars.  Jean Philippe a quant à lui continué, mais sans forcé, je le rejoins avant le début du chrono.  On enjambe le ruisseau et voilà que commence les choses sérieuses.  Non seulement le chrono, mais notre premier col.  En soit, ce n’est que 3 km pour plus de 220 m de D+, mais la côte fait mal.  On commence par un single parsemé de grosses pierres instables, ce qui rend la progression assez difficile.  Je serai même obligé de mettre un pied à terre, et lorsque la pente s’incline encore un peu plus, Jean Philippe prend le large. C’est dans la descente qui suit, une descente rapide et toujours sur un single track que je reprendrai Jean-Philippe et le lâcherai.

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La fin sera sur une piste large dans la vallée, après 6 km de descente, on reprend la route sur un faux plot montant.  C’est là que Jean Philippe va me reprendre et qu’on atteindra le ravitaillement ensemble.  Après un petit arrêt express, on repartira sur notre second col de la journée.  5 km pour 400m de D+.  Et ce en plein soleil.  La pente est à nouveau assez raide et il m’est impossible de m’accrocher à Jean-Philippe qui me laisse sur place !  Dans la petite descente rapide, je refais le trou sur Jean Philippe mais dans la côte qui suit, une côte de 5 km, c’est le même scénario.  Au sommet on aura une vue imprenable, mais pas le temps de s’arrêté, car le chrono tourne et une descente rapide s’annonce.

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A peine lancé, j’arrive dans un virage large à épingle à cheveu sur sentier off road.  A la sortie de celui-ci, je me fais surprendre par un 4x4 qui monte et j’évite de justesse la collision.  Après cette frayeur, une belle ligne droite légèrement cassante et c’est ma chaine qui saute.  Impossible de la remettre dessus tout en roulant et un arrêt est obligatoire.  Je vois mon espoir de revenir sur Jean Philippe s’envoler.  Après un petit raidillon, un faux plat montant.  Je tente de me faire mal une dernière fois, mais j’ai difficile.  Au final, je terminerai 17ième scratch et 7ième individuel.    Après le ravitaillement, Jean Philippe et moi repartons sur une portion de route.  On aura une longue descente et le paysage change subitement.  C’est plus verdoyant, des prairies vertes, des arbres à feuilles, les températures sont un peu plus fraîches, bref, un climat qui change à l’approche de l’atlantique.

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On aura encore quelques rares portions d’off road, et après une dernière côte sur route, on retrouvera des sentiers off road en faux plat montant et quelques kilomètres plus loin, c’est l’arrivée dans un petit village fort différent de ce qu’on a eu jusqu’à présent.  Des villages aux maisons blanches, changement de climat, paysage, bref, cela sent déjà la fin !  (Distance:  132 km; Durée: 07h07; Moyenne: 18.6 km/h; D+: 2840m)      

 

Aritz – Hondarribia (7ième étape) 

Dernière étape aujourd’hui.  Une chose est sûr, elle sera de profil descendant vu qu’on descend jusque sur les plages de l’Atlantique.  Même si elle est de profil descendant, on aura tout de même 2300 m de D+ sur 79 km, car après ce n’est que de la descente jusqu’au km 83 et ensuite que du plat jusqu’à l’arrivée.  Mais avant tout cela, la Transpyr nous offrira encore une belle étape.  Le départ sera différent que d’habitude.  On partira par vague, car la première descente s’annonce délicate.  Par contre, les organisateurs ne tiennent pas contre du classement et les 30 premiers qui se trouve dans le premier box, partent en premier, et ainsi de suite.  Jean-Philippe et moi nous nous  retrouvons dans le second box et on part 30 secondes après les premier box.  Finalement on reprend très vite les coureurs du premier box et un troupeau sera vite formé.

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Très vite on se retrouve sur des sentiers offs road. Le parcours est nettement plus verdoyant et humide.  Alors qu’on troupeau se forme, une première petite bosse va étirer le tout.

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On traverse un champ aux regards étonnés des vaches.

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La vue et magnifique, et le paysage change réellement et donne l’impression d’être sur une terre parsemé de petite butte.

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Le sommet ne se trouve qu’à 5 km de départ et ensuite on plonge dans une descente de 14 km.  Le début est technique.

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Sol instable, grosses pierres, pente parfois raide, il faut rester prudent et certains points de vu sont vraiment magnifiques.   Quelques virages serrés viennent compléter le tableau avant de faire une première incursion sur le territoire français. On enchaine quelques épingles à cheveux.  Ensuite on arrive le long de la Nive des Aldudes, ruisseau qu’on va longer pendant 9 km essentiellement sur route.  A Aldudes, on quitte ce ruisseau, et là, un mur se dresse devant nous !  2 km, pour 300 m de D+, avec des pentes atteignant par endroit 27% !  Le début, l’endroit le plus raide, est sur route, mais très vite cela sera de l’off road !

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Après cette belle côte boisée dont le sol et couvert d’un tapis de fouchères, on quittera la France.

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Le décor est tout simplement sublime, car on est au-dessus de nuages.

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On se lance alors sur un single track amusant et légèrement technique et entre temps on est accompagné de Véronique.

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Au km 25, on va commencer la descente vers Elizondo où se trouve le ravitaillement.

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Un single assez difficile, car la végétation est assez dense et il n’est pas facile de voir la trace et ce qui se cache derrière toutes ses fouchères.    De plus qu’il fait humide, et que du coup les quelques pierres et racines sont glissante.  Ensuite la brume s’invite également, le temps de traversé ses nuages fin.  Une fois ravitaillé, on quitte Elizondo par les petites rues accompagné des deux duos avec qui j’avais réussi à m’accroché lors d’une étape.  Tout bon ça.  Le chrono commencera au km 34 jusqu’au km 62.  Les 3 premiers km seront plat et roulant alternant single track et sentiers larges.  Avec Jean-Philippe on s’accroche sans trop de problème, mais les choses sérieuses vont commencer au km 37.  Une première belle cote de 2 km sur sentiers larges.  Le rythme est élevé, et Jean-Philippe lâche prise.  On enchaine avec 4 km de sentier roulant avec petites descentes et petites bosses avant d’enchainer sur la seconde côte.  2,5 km au soleil.  Le rythme est soutenu, et j’ai du mal à m’accroché.  Je laisse un petit trou, mais avant la descente, je referme le trou.  La descente sera une descente assez rapide avec quelques portions de single track.  Après un passage sur un single track le long d’un ruisseau, une partie légèrement sinueuse, on arrive sur un faux plat descendant, ce qui normalement me convient bien, mais là, j’ignore ce que les quatre ont mangé, mais alors que j’enchaine les virages, je ne vois plus personne devant et après avoir un doute sur la trace à suivre, je ne verrai plus personne et pense un moment qu’ils se sont trompé.  Entre temps un team de leader me reprend et me laisse sur place dans la côte qui suit.  C’est seulement dans la côte que je reverrai les deux autres teams que j’accompagnais, mais ils sont déjà bien loin.  On reste sur des sentiers larges et après une petite descente et à nouveau un peu de boue, le parcours reste relativement plat, avec quelques petites bosses.  je m’attends que l’arrivé se trouve au km 60, mais non, le chrono continue au-delà.  Je m’attends à voir l’arrivée après chaque petite bosse qu’on passe, mais non, elle se fait attendre.  C’est au km 63 que l’arrivé sera fixé et je termine 16ième au scratch et 4ième individuel. Le ravitaillement se trouve au même endroit, mais la brume ne nous permet pas de voir l’océan. On est entre temps à nouveau sur le territoire français et avec d’autres teams, on repart pour les 35 derniers km.  La descente alterne sentier large et single track avec à nouveau des buissons avec des épines qui viennent nous griffés les jambes et parsemé de grosses pierres.    Surtout la dernière partie qui est plus raide.  Ensuite on va grimper une dernière fois par la route pendant un peu plus de 3 km.  Ensuite on aura à nouveau des sentiers off road sur un terrain légèrement en dent de scie, sans grosse difficulté.  On continue entre nous tout en discutant.  On effectuera encore une bonne dizaine de km en en France avant de voir l’Atlantique au loin.  Les 13 dernier km seront sur route et plat direction la plage d’Hondaribia où se termine cette belle aventure. 

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Je terminerai 4ième individuel à 38minutes du troisième et 16ième au général à 5 seconde d'une 14ième place.  Après le dernier ravitaillement, la douche, remise des prix et cérémonie officielle, l’heure et à la fête.   Le cidre coule à flot accompagné d’un bon jambon espagnol.  Que c’est bon.  On finira la soirée sur une terrasse d’un resto qui surplombe le port de plaisance et demain c’est le grand retour vers notre petite Belgique.   (Distance: 97 km; Durée: 05h37; Moyenne: 17,3 km/h; D+: 2360m)

19:13 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2017

Lec Chemins du Soleil, Taulignan - Gap (France 25/05/17 au 28/05/2017)

C’est parti pour une nouvelle aventure en duo.  C’est à la demande de Dieter qu’on formera une équipe afin de participer au chemin du soleil en mode élite.  La différence avec le mode rando, c’est qu’on a une étape de nuit en guise de mise en bouche avant d’enchainer sur trois autres étapes que parcourons les « randonneurs ».  On quittera notre petit pays le mercredi matin.  Après une longue route, nous arriverons finalement à Taulignan, petite ville médiévale dans la Drôme à 27 km au sud est de Montélimar.  Arrivé en soirée, après avoir mangé une pizza sur la route, on jette notre tente dans la prairie prévu pour le campement.  Vu les quelques rares tentes, on aura l’embarra du choix pour choisir notre emplacement.

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Ensuite petit tour en ville dans l’espoir de trouver encore un bar ouvert afin de prendre un verre en terrasse, et voilà qu’on trouve non seulement un bar avec terrasse mais en plus deux têtes belges bien connues tant par Dieter et moi-même.  Les chemins commencent  bien.  Par contre, la nuit sera perturbée par le léger mistral.  Des rafales de vent  qui viendront secouer notre tente tout les quelques minutes, c’était tout de même impressionnant.  On entendait de loin la rafale arrivé, passé au dessus de notre temps pendant une dizaine de seconde avant de l’entendre partir plus loin dans les bois.  Difficile de dormir comme cela.

Le lendemain, on trouvera de quoi déjeuner dans le village : Baguette, confiture,…   et un belge exilé à Taulignan originaire du village de Dieter !  Le monde est vraiment petit.  Entre temps le campement se remplie petit à petit,

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et à 10h, on peut aller retirer notre dossard.  Ensuite je prendrai la route pour Gap, lieu d’arrivé, afin d’y laisser la voiture et de reprendre la navette pour retourné à Taulignan.  Le trajet fut long, mais la route vraiment jolie et sympa. 

De retour à Taulignan, il faudra penser à se préparer ainsi que de préparer le vélo.  Et la veste fluo est obligatoire!

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Après on ira faire tourner un peu les jambes avant de se trouver une place dans le box de départ.  Se trouvant dans la première moitié, on peut dire qu’on n’est pas encore trop mal placé.  Le speaker tente de mettre un peu d’ambiance, mais difficile de chauffer les bikers visiblement concentré. 

A 21h30, le départ est donné.  On quitte très vite Taulignan et nous voilà très vite dans les sentiers larges, poussiéreux et parsemé de belles pierres.  Les premiers kilomètres sont très roulants et ave Dieter on arrive très vite à prendre un bon rythme. Après un petit 4 km, le parcours va commencer à grimper doucement.

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Deux kilomètre plus loin, nous voilà dans les bois sur un single track roulant pendant un bon 2 km.  On ira s’isoler avec un autre duo avec qui on arrive à avoir un bon rythme.  Le parcours continue  à grimper, même si on aura droit à quelques petites descentes très sympa et sinueux.  Un peu plus loin on arrive à nouveau sur des sentiers plus larges et dégagé.  Derrière nous, malgré que le soleil est déjà parti depuis longtemps, l’horizon et d’une couleur magnifique et les lumières des villages scintillent dans l’obscurité des vallées tels des étoiles au ciel.  Magnifique.  Après une descente en single et assez technique où un bon éclairage est un atout, on va à nouveau grimper pendant 5 bon km sur une pente plus douce.  Le début est un single et ensuite on retrouve des sentiers plus larges.  J’ai l’impression qu’on remonte sur des équipes, mais derrières cela à l’air de revenir aussi.  On passe le ravitaillement sans faire d’arrêt avant de replonger dans l’obscurité total des bois.  On continuera sur un long faux plat montant avant d’avoir une section de portage.  Et la surprise, voilà que quelques équipes se retrouvent juste derrière nous, comme sorti de nulle part !  Surpris, on continue à grimper par-dessus des grosses pierres et morceau de roche avant de pouvoir remonter sur notre vélo.  Dieter pensant que je suis devant, fonce avec un autre duo.  Moi, je vais devoir foncer pour pouvoir le reprendre.  C’est après plus d’un kilomètre de chasse que je refais la liaison avec un trio, mais j’ignore si Dieter en fait partie car pas facile de le reconnaitre dans le noir.   De plus, on se retrouve dans un single à la fois rapide et légèrement technique, très amusant mais où il faut rester prudent et impossible de dépasser le trio afin de tenter de retrouver Dieter.  Ce n’est que lorsqu’on retombe sur des sentiers plus large que je dépasse le trio et que je reconnais Dieter.  Il me fait part qu’il pensait que j’étais devant et que donc il fonçait.  Pas de problème, et je garde un rythme élevé.  On arrivera seulement à se défaire de l’autre duo dans le dernier kilomètre étant une descente très rapide.  On terminera à la 18ième place, une place qui nous satisfera amplement.  23h30, place au décrassage, douche et à 00h20  on sera dans notre tente.      

Taulignan – Die (Seconde étape)

Après une courte et mauvaise nuit, le réveil fut dur ce matin !  Après avoir avalé son petit déjeuner, plié sa tente et refermé son sac, il ne reste plus beaucoup de temps qu’on doit déjà se rendre sur la ligne de départ.  Sept heure, le départ est donné et les organisateurs nous annonce une belle journée ensoleillé, mais surtout une longue journée !  Au programme, 91 km et 3900 m de D+.  On n’est directement lancé sur une côte off road traversant la forêt.  Celle-ci est déjà assez pénible par se nombreuses pierres qui rendent la progression assez lent.  Après 5 km, on aura un single plus roulant et plat surplombant la vallée de la Lez.  La vue est cachée par les arbres, mais quelques trous nous laissent apercevoir une vue surprenant, partiellement caché par une légère brume matinale.  Deux kilomètres plus loin, notre calvaire commence.  Un long single où il est impossible de rouler.  Voilà notre première portion de portage.  Après cette première partie éprouvante, ce qui suit sera tout simplement magique.  On progresse dans une plaine avant d’arriver sur une crête offrant une vue panoramique à 360° !  Pendant plusieurs kilomètres, on jouera sur ce single technique où il faudra bien de temps à autres mettre pied à terre.  La vue nous fait oublier notre souffrance et même quand on pense entamer une belle descente, il faut rester prudent car elles sont vraiment techniques et du coup la progression reste lente ! 

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Après 18 km, le profil se montre plus plat, mais pas plus roulant pour autant.  On emprunte un long single accroché à la falaise.  La moindre erreur de pilotage peut être fatale.  De temps à autres il faudra bien descendre du vélo, et même quand on sait rouler, cela n’avance pas vite.  C’est sinueux, technique,…  Après 24 km, on arrive à Vesc où se trouve le premier ravitaillement.  Un arrêt est obligé, car la chaleur est déjà bien présente ce qui nous fait boire beaucoup.  Après une petite portion de route en faux plat, mon point fort, on bifurque sur la gauche afin d’emprunter un petit single track quasi en parallèle à la route.  Deux km et demi plus loin, on retombe sur la route avant de s’attaquer à notre seconde difficulté du jour.  Onze km de monté pour un bon de 900 m de D+.  Ici aussi la progression est très lente et il faudra mettre plus d’une fois pied à terre ou encore pousser son vélo.  Je constate que la journée va vraiment être très longue car cela fait 3h qu’on est parti et on a à peine 33km au compteur.  Encore 60, mais à ce rythme là…  Du coup, j’ai le moral qui en prend un coup et l’envie n’y est plus.  Même si au sommet, on a encore une vue magnifique, je suis un peu découragé.  Une fois la crête franchie, on passe de l’autre coté afin de descendre par un single track.  4 km de descente technique est assez raide.  On peut dire que les freins chauffent.  On atteint alors la vallée de La Roanne qu’on suivra pendant 16 km.  Les premiers kilomètres seront sur un sentier roulant, suivi d’une portion de route avant de retrouver à nouveau un long single track, sinueux et pas toujours roulant non plus.  On se trompera de chemin, mais on s’en apercevra   très vite.  Le single surplombe légèrement la vallée avec quelques beaux points de vue.  On terminera par une portion de route avant d’entamer notre dernier col qui nous ferra grimper d’un bon de 700 m.  Celui-ci se ferra sur route, tout à fait exposé au soleil !  La côte est régulière, comparer aux autres cols, ce qui permettra d’avoir un rythme assez constant.  Au km 70, dernier ravitaillement dans un petit hameau.  On prend notre temps et une fois des forces prisent, on continuera sur un sentier large qui nous conduira sur une nouvelle crête offrant une superbe vue sur la  vallée de la Drôme.  Pendant près de 10 km, on va rester en altitude en empruntant un single track pas où à nouveau quelques pied à terre seront bien nécessaire avant de plonger  sur Die.  La descente et par moment très raide et technique, et elle fait mal au bras !

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On aura encore droit à quelques épingle à cheveux pas toujours facile à négocié, et une petite frayeur m’obligera à mettre pied à terre.  Ici aussi, la moindre erreur peut se payer cash.  L’arrivé se trouvera juste à coté du camping où on logera.  Passage au dernier ravito de l’arrivée situé au pied de la cathédral de Die.  On terminera à une belle 15ième place.  Notre duo fonctionne assez bien, mais Dieter est plus fort en côte et en descente.  Après plus de 6h30 de route, une sieste me ferra le plus grand bien.

Die - Veynes (Troisième étape)

Après une nouvelle nuit assez court, le réveil ce fait à 5h.  Le même rituelle qu’hier matin se met en marche.  Petit déjeuner, démontage de la tente, remplissage du camelback et de la gourde, on rempli les poches de gel et bar énergétique et nous voilà prêt pour la seconde étape : Die – Veynes.  Aujourd’hui, les 7 premiers km commencent assez calmement.  Je me rendrai par la suite vite compte que le cardio ne mont pas au premier raidillon de la journée et déjà la première partie de portage.  Un petit apperçu de la jounrée qui nous attend?  Bref, on retrouvera assez vite une partie plus roulante.  Après Laval d’AIx nous allons poursuivre sur une petite route, avant de prendre un petit sentier et ensuite grimper sur un single track.

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Un début assez raide qui se compliquera lorsque quelques épingles à cheveux pointent leur nez.  Par la suite, le parcours emprunte un sentier en balcon dont on peut difficilement apercevoir la superbe vallée qui est caché par les feuillages des arbres.  Après une belle descente raide qui nous conduira tout droit sur Chatillon en Dois, on va prendre de l’altitude avec le premier col du jour, un col de près de 10 km pour 700 m de D+.  On commence par un single en parallèle à la vallée de la Bez et on va vraiment commencer à grimper à partir du km 20.  Une côte pas toujours facile, dur, avec quelques épingle à cheveux et un long portage sur la fin.  Au sommet, une vue imprenable de 360°.  La descente commencera en douceur.  Ça nous donne un peu le temps de profiter de cette vue tout simplement magnifique.  Distrait, je viendrai à chuter bêtement dans une épingle à cheveux.  Heureusement rien de grave, même si à cette endroit la pente devient plus raide.  J’ai du courir quelques mètres avant de pouvoir m’arrêter.  Les concurrents arrivant assez vite derrière moi, j’ai juste le temps de remonter et de retirer mon vélo afin de les laissez passez.  La descente devient plus technique parsemé de grosses pierres et ornières, et voilà que la concurrente devant moi ne retient plus son vélo.  Elle part en soleil, et je retiens mon souffle car elle tombe sur le dos, la tête dans les pierres.  Heureusement pas de mal et elle repart aussi tôt.  Après cette descente technique, on traverse le village de Boulc et on enchaine directement sur notre second col d’un bon 9 km.  On prendre 700 m de D+.  Ce col se grimpera sur la route.  Le soleil tape tellement fort que j’ai l’impression d’être dans un four.  Alors que jusqu’à présent le rythme n’était pas trop mal, me voilà à nouveau avec un coup de mou et vais devoir ralentir notre duo.  Au km 39, on aura notre ravitaillement.  On ne se presse pas, et une fois bien ravitaillé, on repartira sur un sentier large.  On aura encore quelques belles vues pour redescendre vers Vaunières par un single accroché en flanc de collines. 

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Quelques pieds à terre seront nécessaires afin de franchir quelques parties.  Après Vanières, on continue dans une étroite et bien creusé sur un single track.   Lorsqu’on atteint la vallée de la Buëch, on aura une partie plus roulante et j’ai l’impression de retrouvé un peu mes jambes.  On passe St.-Julien de Beauchêne et on continue à filer sur un faux plat descendant rattrapant et dépassant un premier team.  Ça me redonne du courage, et le parcours n’offrira plus de grosse difficulté.  Après une petite boucle dans la forêt afin de prendre encore un peu de D+ On replonge par une descente afin d’atteindre à nouveau la vallée de la Buëch où nous attendra le dernier ravitaillement.  Deux autres équipes sont sur place, et discrètement je convaincs Dieter de le quitter au moment ou eux partent, juste le temps de se ravitailler.  Après une petite côte suivie d’un single en descente, on lâchera les deux équipes sur une partie plate et roulante.  A la fin de cette partie, on reprend une nouvelle équipe.  Le parcours remonte à nouveau et nous restons ensemble progressant à un bon rythme.  Ça sent la bataille.  Alors qu’on continue à grimper sur une pente pas trop incliné et on reprend un autre team dont l’un des deux  à l’air en difficulté et qui se fait tracter par son coéquipier.  Après un 180°, le parcours radoucit et avec Dieter on continue sur un bon rythme lâchant la dernière équipe dans nos roues.  Une dernière descente légèrement technique avec quelques épingles à cheveux me feront craindre le retour d’une équipe, mais non.  On retombe sur la route et avec Dieter on maintien un rythme élevé.  Les derniers 40 km furent assez bonne et nous auront permis de rentrer dans le top 20 avec une 18ième place.  Après le ravito, une petite baignade dans le lac ferra le plus grand bien.  Lors de la vérification du vélo, je m’aperçois qu’une vis au niveau de la biellette de l’amortisseur arrière est manquante.  Mon départ est compromis pour demain, mais heureusement, Benoit roulant avec le même vélo que moi et ayant une vis de rechange, je pourrai repartir demain.

 

Veynes - Gap( quatrième étape)

Dernière étape aujourd’hui des chemins du soleil.  La plus courte, 52 km mais tout de même 2100 m de D+.  Pour le départ, on devra d’abord rejoindre le centre de Veynes à quelques kilomètres de notre camping.  Arrivé assez tard sur la ligne de départ, on sera assez bien à l’arrière du peloton.  Le départ donné, on arrive assez bien à remonter le peloton avant de stabiliser notre rythme dans ce premier col qu’on gravira sur la route.  Après 6 km, on se lancera sur un single accroché sur le flanc de la colline.  Quelques portions nécessiterons un passage à pied avant de retrouvé un entier large et plus roulant avant d’entamer une belle descente rapide et plus technique sur la fin.  Alors que Dieter est un peu plus rapide que moi, en bas de la descente, on est un petit groupe se retrouvant une route longeant une petite rivière.  Sur la route, le rythme est élevé et devant nous un autre groupe assez important.  Je prends les devant et on arrive à reprendre le petit groupe avec notamment Jef qui tire.  Le pauvre, personne ne prend de relais.  Je décide alors d’aller devant afin d’aider et de tirer un peu le tout  allant un peu trop lent à mon goût.  A peine devant, il fallait prendre à gauche.  Je n’avais pas vu la flèche à temps, fléchage qui parfois est un peu tardif.  Bref, je fais demi-tour, et réintègre le petit groupe après avoir franchi un petit fossé.  La côte se montre assez raide, dans un single parsemé de grosses pierres.  Le rythme n’est pas trop élevé, mais Dieter étant derrière, je n’ai pas peur si je laisse quelques mètres.  Je me retourne de temps en temps et ne vois pas Dieter.  Un problème ?  Je m’arrête, laisse passez les autres de notre petit groupe, et une fois le dernier passé, toujours pas de Dieter.  Zut, je pense du coup qu’il est devant.  Je remonte sur le vélo, et continue à monter.  Un peu plus haut, je vois Dieter qui m’attend.  On reprend alors notre rythme, jusqu’au premier ravito se trouvant à mi-côte.  Après un single track en balcon et plus plat, avec toujours quelques portions technique où parfois un pied à terre sera nécessaire, on va continuer à grimper sur une piste large traversant la forêt Domaniale des Sauvas.  On remonte sur quelques teams, mais après 3 km d’ascension, j’ai mon coup de mou et ceux sur qui on remontait prennent le large et d’autres teams nous dépassent.  Alors que je surveille ma vis de temps à autres, voilà que je remarque qu’elle sort à nouveau !  On tente de la viser, mais le pas de vis ne prend pas !  On continue prudemment et quelques centaines de mètres plus loin on s’arrête auprès d’une jeep des pompiers afin de demander du scotch, tape, …  C’est avec du tape qu’on recolle le tout afin que la vis ne se barre pas !  On va ensuite  emprunter un single en bordure de collines sur de la rocaille.

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Ici aussi, il faudra descendre de temps à autres de son vélo et on profitera d’un gars de l’organisation pour prendre une petite photo de nous deux.

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La vue est à nouveau superbe.  Après une belle descente en sur single track, on arrivera à notre second ravitaillement.  Rejoint par Martin et Olivier, on repartira ensemble.  On emprunte un single track longeant une petite rivière.  Un passage sur un petit pont viendra me surprendre.  Alors que Dieter passe en vélo, Martin et Olivier passent à pied.  Ne voyant pas la raison, je passe en vélo aussi.  À peine dessus, je comprendrai vite pourquoi.  Ma roue avant glisse légèrement entre deux planches, plonge vers le bas avant de se poser lentement sur mon disque.  Heureusement que la roue avant plongeait lentement.  On continue à monter sur un single track.  A la sortie du bois, on reprend un sentier plus large.  J’ai un peu de mal à rester accroché à Dieter, Martin et Olivier.  Après 2 km de route, une flèche mise à nouveau assez tard me permettra de recoller le petit groupe de près.  On longe alors un petit canal de Gap sur une petite piste roulante avant d’entamer une descente rapide sur route.  Là ça descend vite et quelques coureur devant moi éviteront de justesse une collision avec un véhicule montant, et ce a moins de 100m de l’arrivé.

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On pourra alors descendre vers Gap tranquillement où nous attends le ravito, douches, repas et voiture.  C’est ici que s’arrête les Chemins du Soleil, qui en deux mots offre un parcours très exigeant, avec tout de même pas mal de portage et descentes techniques.  On terminera à la 18ième place du général, ce qui en soit n’est pas trop mal.  Même si je ne parle pas beaucoup de mon coéquipier Dieter, je dois dire qu’il s’est montré plus fort et en forme que moi.  Un tout grand merci pour ce moment vtt passé ensemble, et merci aux autres pour les moments passé après la course.  Je ne vais pas tous les cité, mais ils se reconnaîtront.  (Distance total: 243 km; durée: 16h28; Moyenne: 14,8 km/h;  D+: 10.210m)

16:12 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/04/2017

La trace d'Hez, Tangissart (16/04/2017)

Malgré qu’ils aient annoncé un week-end pluvieux en début de semaine, et encore jusque vendredi, le temps resta relativement sec et les conditions restaient bonnes pour un marathon vtt.  Du coup, chose qui n’est pas coutume, je me rendais à Tangissart afin de participé à la Trace d’Hez, un marathon de 70 km, et ce avant une nuit de boulot.  Ca sent déjà la bonne sieste l’après-midi.  Arrivé sur place, il n’y a pas grande foule aux inscriptions.  Par contre, c’est déjà la file aux toilettes.  Une fois prêt, je monte sur mon vélo, et je me rends compte que j’ai beaucoup de jeu dans le pédalier !  Un passage au stand technique mis en place par le magasin KM 10 est inévitable afin de limiter les risques.  5 minutes avant le départ, je récupère mon vélo avec nettement moins de jeux !  Je me rends donc directement sur la ligne de départ, où je retrouve pas mal de visage connue mais que  j’ai à peine le temps de saluer.  J’arrive à me position sur la troisième ligne, et nous voilà parti.  Mon départ est moyen mais me retrouver à coté de Joao, me motive.

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Je ne perds pas de place, mais n’en gagne pas non plus et n’arrive pas à faire monter mes pulses.    Il est vrai, démarrer à froid n’est pas idéal.  Sur la fin de la côte, je me retourne, et il y a déjà une nette cassure.  Je suis ferme la marche du premier groupe avant de s’élancer sur les chemins off road.  Après une petite boucle dans un premier petit bois, je sens qu’après la première bosse j’ai déjà un peu de mal.  On descend dans la vallée de la Dyle où je recolle à Martin et Erwin.  Joao qui était à mes cotés au départ reste derrière et je ne le voie plus.  On continue sur un single remontant la Dyle avant de poursuivre dans la vallée de la Falise où le parcours va grimper à nouveau.  Après une descente raide, et délicat avec quelques piquets cachés après un virage serré, ou encore un petit pont étroit qui enjambe un ruisseau, on remonte vers le Bois de Hez. Le groupe Martin-Erwin s’envole après un raidillon technique et je me retrouve un peu seul, mais pas très longtemps.  Le temps de traversez le bois d’Hez et son tapis mauves former par les hyacinthes, et me voilà dans un groupe formé par 7 coureurs dont entre autre Jeffry et Gregory.  Le groupe va s’agrandir au fil des kilomètres pour former un bon train de 9  coureurs.  On enchaine le bois de Bachet et de Neppes en passant par Villers la Ville et Rigenée.  Le parcours reste vallonné alternant quelques beaux passages : Singles, descentes technique, …  C’est à Rigenée, au kilomètre qu’on verra Julien à l’arrêt suite à un problème technique.  Notre groupe continue à un bon rythme.  Après Rigenée, le parcours va se montrer un peu moins vallonnée et plus roulant, ce qui me conviendra mieux.  Il sera même de profil descendant pendant 7 km.  Ca remontera juste un peu au niveau de Sart Dames les Avelines, mais rien de bien méchant.  On se dirige ver Hattain tout en traversant bois et campagne.  C’est à partir de là qu’on verra à nouveau le group avec entre autre Martin, Erwin, Olivier  et Benjamin devant nous.  Voyant cela, c’est avec un autre coureur qu’on prendra l’initiative d’accélérer un peu pour faire la jonction.   Jonction qui se ferra environ au kilomètre 28.  Du coup on formera un groupe de 14 coureurs !  Le coureur avec qui je menais le rythme n’hésite pas à passer devant pour continuer sur un rythme élevé.  Martin me salue, mais je n’ai pas le courage de répondre car j’ai l’impression que je m’éteins à petit feu.  Pendant 12 km, notre groupe va rester souder et je reste trop à l'arrière du groupe.  Pas vraiment une bonne opération, car on va traverser les bois où à plusieurs endroits les entrées seront barrées par une petite barrière à une dizaine de cm du sol.  Chaque fois il faudra descendre du vélo, sauter au dessus et alors que les premiers sont déjà à plusieurs secondes, il faudra chaque fois faire l'effort pour refermer la marche.  Même si le parcours n'est pas encore trop vallonné, cela use tout de même.  Le parcours reste essentiellement boisée alternant singles et sentiers larges avec quelques descentes sympa et beau raidillon technique parsemé de grosse racines.  Au ravitaillement, après le passage d'une barrière suivi d'un raidillon dans une prairie, je devrai lâcher quelques mètres tout comme trois autres coureurs dont entre autre Gregory.

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A quatre, on reste à environ 10 seconde du groupe Martin, Erwin, Benjamin,...  Après avoir traversé Bousval, on remonte sur les hauteurs et les côtes se font à nouveau plus longues.  On plonge dans un single, et au bout de ce single, une nouvelle barrière.  Je pense pouvoir passer à gauche de celle-ci, mais non, il faut descendre du vélo.  On remonte par les bois dans une belle côte caché dans une crevasse avant de redescendre sur Faux.  Ici on aura un peu plus de route et on remonte vers Sart Messire Guillaume où le petit groupe devant nous s'est définitivement envolé et ce à 18 km du terme.  On restera à quatre jusqu'au ravitaillement où je serai obligé de m'arrêter afin de faire le plein alors que Gregory et les trois autres maintienne le rythme.  Même si je repars directement, même si après une longue côte on arrive sur un plateau offrant pas mal de faux plat, je ne serai pas capable de revenir, car dès que je pousse de trop, c'est les crampes.  On traverse le bois D'El Croix, le bois Heuchere et du Sartage.  A l'entrée de ce dernier, je me fais doubler par un coureur à l'entrée du single track.  Une belle descente assez rapide, avant de faire un quasi demi-tour et de remonter.  Incapable de m'accrocher, je devrai également le laissé filler.  Le parcours va rester boisé et à 6 km de la fin, je décide de tenter d'accélérer dans une descente, car dans la dernière côte, j'ai pu apercevoir à nouveau Martin et un autre coureur.  Le tout à la limite des crampes.  Je reprendrai le coureur qui était juste devant moi, Koen, et sur un single roulant je prendrais une petite longueur d’avance.  Mais par pour très longtemps, car une fois le chemin de fer passé, il reste encore une bosse.  Koen me dépasse et reprendra un coureur avant de se lancer dans le fameux toboggan.

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Malheureusement, je serai un peu gêné par le coureur devant moi, et une fois sur la route, j’accélère, le dépasse mais ne pourra plus reprendre Koen qui était pendant un bon bout de temps dans mon group et devant mon nez.  Sur la ligne d’arrivé, j’entendrai la petit voix de Thibo crié « allé papa !).  Quelle surprise et plaisir de voir Katty et Thibo sur la ligne d’arrivé.  Je termine 23 au scratch et 3ième Master 2.  En soit, pas trop mal, mais je suis tout de même un peu déçu malgré une course plus rapide qu'il y a deux ans dans les même conditions.   (Distance: 72 km; Durée: 02h59; Moyenne: 24,2 km/h; D+: 1330m).  Un tout grand merci à Katty.

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11:38 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/04/2017

Les 7 péches capitaux, Thuin (19/03/2017)

C’est reparti pour une saison de chrono, marathon, course par étape…  Pour ma première de l’année c’était à Thuin que je me rendais ce dimanche.  C’était aussi tout simplement la toute première qui ouvre également le challenge O2MC, challenge que malheureusement je ne participe pas.  Arrivé sur place, on peut dire qu’il y a foule.  Alors que je suis à plus de 2 km des inscriptions, il y a déjà des voitures de stationné.  Il est vrai que j’arrive assez tard, mais je tente tout de même le coup d’aller voir jusqu’aux inscriptions.  Et comme bien souvent, je me trouve encore une belle place juste en face du complexe sportif, un endroit où visiblement personne n’osait se mettre, car il y avait encore plusieurs places de libre là où je me suis garé.  Et comme bien souvent, il suffit qu’il y en a un qui se met, et dans les minutes qui suivent, les autres places étaient prisent.  Aux inscriptions, je tombe sur Jan Vandenbosche qui s’inscrit pour la longue distance de 80 km.  Il me signale qu’il est avec Sander Lesage et on décide de partir ensemble.  C’est sur le coup de 10h que je me lance en leur compagnie ainsi que 2 autres bikers.  Me voilà donc dans un bon train et je verrai bien combien de temps je tiendrai.  On quitte le site par un single track sinueux et boisé.  Après une première petite descente, on pourra constater que le parcours est glissant, non seulement du à la boue mais les pierres et racines sont extrêmement glissante et on prend tout de même déjà quelques risque.  Après un passage dans la vallée de la Biesmelle, une petite côte nous fait rentrer dans le bois du Grand Bon dieu, avant de continués sur un single track sinueux et parsemé de quelques grosses pierres.  Après une petite descente, on s’attaque à une côte un peu plus longue.  Sander mène la danse suivi d’un de ses amis.  Jan, moi et l’autre suivons à quelques mètres, mais dès que cela redevient roulant, on se regroupe tous.  Notre petit groupe roule bien, un bon rythme et je ne dois pas me mettre dans le rouge pour pouvoir suivre.  Les sensations sont bonnes.  Après une petite descente raide et technique, où les randonneurs se mettent soigneusement sur le côté pour nous laisser passer, on aura deux bons kilomètres de roulant avant de redescendre sur Thuin par un sentier plus large mais très boueux et glissant.  Je suis vraiment surpris de la vitesse qu’on arrive à prendre dans les descentes sur ce type de parcours.  Ça glisse vraiment bien et il est difficile de garder le vélo sous contrôle.  Après 2 km de roulant le long de la Sambre, on quitte les rives de la Sambre par un petit mur dont les derniers mètres se feront à pied.  On plonge ensuite à nouveau dans un bois direction Hourpes.  Après une légère côte sur route, on repart sur des parties off road.  Le rythme est toujours bon, et relativement décontracté. Alors qu’on arrive à l’abbaye d’Aulne, ma chaine ce bloque !  Je tente de la débloqué tout en restant sur mon vélo, mais l’arrêt sera inévitable !  Je constate que ma chaine est sortie de la chape du dérailleur du à un morceau qui visiblement à casser et tombé.  Une fois la chaine remis, il y a plus qu’à espérer qu’elle ne saute plus.  Je remonte sur mon vélo, et je m’engage à une course poursuite pour en espérant pouvoir réintégrer le petit groupe de Jan et Sander !  Malheureusement, très vite, je me retrouve dans une forte côte parsemé de grosses pierres bien glissantes !  Difficile de garder une bonne adhérence, même tout à gauche.  Et pour une raison ou l’autre, le dérailleur fait un drôle de bruit lorsque je suis sur le dernier pignon, comme si il touchait les rayons de la roue !  J’évite donc de rester sur ce pignon et monte un peu plus en puissance.  Ensuite une partie de route plat, mais avec un léger vent de face.  Ici j’arrive à garder du rythme et l’écart se réduit.  C’est après 3 km d’effort intense, que je réintègre le petit groupe de Sander et Jan, juste au moment où on quitte la route pour se lancer sur un single track.  400 mètres plus loin, un bruit et mon dérailleur arrière casse et c’est l’abandon !

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C’est dégouté que je me dirige vers le ravitaillement situé quelques kilomètres plus loin.  Je remercie le biker qui, avec son vtt électrique, m’aura poussé sur le faux plat montant un peu avant le ravitaillement.  C’est avec un autre biker, victime d’un problème technique également,   qu’on attendra l’assistance technique, une petite camionnette, qui nous reconduira à l’arrivé.  Merci à l’organisation pour l’assistance, et encore un grand merci à Jan, Sander et les deux autres pour leur compagnie, même si c’était de courte durée.  (Distance: 18 km; Durée: 00h52; Moyenne: 20.4 km/h; D+: 445m)

20:39 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |