19/04/2018

La trace d'Hez, Tangissart (15/04/2018)

 

Aujourd’hui c’était rendez-vous à Tangissart pour le marathon du week-end.  Après plusieurs participations, je dois dire qu’on commence à bien connaître la région, une région boisée et vallonnée qui se prête bien à la pratique du vtt.  Aux inscriptions, c’est assez calme, mais beaucoup de bikers sont déjà là.  Il y a donc du monde, et les premiers se place déjà 20 minutes avant le départ sur la ligne.  8h, le coup de klaxon du véhicule ouvreur retentit et le départ est donné.  Une première côte sur route permet d’étirer le peloton avant de s’engager dans les premières parties off road.  Mon départ n’est pas top.  Mon cardio ne monte pas et je plafonne à 160 pulse !  Heureusement, dans le premier single track, cela ne bouchonne pas et nous voilà déjà dans une première partie boisée.  Ce n’est que dans la seconde côte que j’arrive finalement à faire monter mes pulse au-delà des 170 BPM.  On traverse alors un petit bois qui se situe dans la vallée de la Dyle et je tente de m’accroché aux petits groupe devant moi.

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Après une forte côte où déjà des bikers mettent pied à terre, avec certain de notre petit groupe on arrive tout de même à slalomer entre les grosses racines et à franchir celle qui sont inévitable.  On traverse alors un bois sur un single track direction l’Abbaye de Villers la Ville qu’on atteindra après une petite descente raide, légèrement technique et glissante.  On passe l’abbaye et après une petite portion de pavé, on bifurque à gauche afin d’entrer dans le bois de l’Hermitage et de Sainte Catherine.  Pendant près de 9 km, on aura que du bois.  Les chemins sont humide voir légèrement glissant et boueux par endroit. Et je me retrouve dans un petit groupe de 5.  Après quelques petites bosses, les 4 se distance et me voilà lâché.  Je me contente de garder mon rythme, ce qui dans un premier temps me réussit assez bien.  Un coureur des 5 lâches également prise et j’arrive à le garder en point de mire.  Après 4 km, alors qu’on est toujours dans les bois, on se retrouve sur une nouvelle section en pavé.  Je fais l’effort pour aller rechercher le biker devant moi, que je crois être Gregory.  Et je le reprends au bon moment, juste avant d’entamer une portion de route avec un petit vent de face.  Derrière un petit train arrive sur nous et va nous reprendre.  On aura quelques kilomètres plus roulants avant de redescendre à nouveau vers l’abbaye de Villers.  Le parcours alterne bien bois et campagne et emprunte essentiellement des sentiers off road.  Arrivé près de l’abbaye, coup de frein brusque de notre petit train afin d’effectuer un quasi 180 ° pour remonter le bois de Hez sur un petit sentier pas trop large.  Dans la première partie, je lâche prise.  Dans la seconde partie, une partie plus roulant je tente de recoller, mais mission impossible.  Je tente de me concentrer et de tourner autour des 170 pulse comme à Grand-Leez.

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Après 2 petites bosses, on arrive sur une partie plus roulante, mais c’est là que ma descente aux enfers va commencer.  On est alors au km 35, et impossible de faire monter mes pulses au-delà de 170, voir 165.  On va alors direction Sart-Dames-Avelines.  Un petit train, avec notamment Emanuel, me dépasse.  Je tente de m’accrocher, mais je lâche prise au ravito afin de remplir ma gourde.  Je repars donc égaré entre des coureurs isolé.  Peu après, un petit groupe avec Gregory me reprend également.  Tiens, je pensais qu'il était devant moi, mais non.  Il m'encourage, mais incapable de rester dans leurs roues.  On continue sur un parcours boisé, et après un premier gros bourbier, une de ces côtes se dresse devant nous.  Impossible pour moi tout comme ceux qui m’entoure de la monter à pied.  On enchaine une série de petite bosse et tente néanmoins de rester auprès de ceux qui m’entoure, mais pas facile lorsque les crampes font leur apparition.  A partir du km 47, le parcours sera plus moins vallonné sur 10 km.  Mon rythme quant à lui va encore baissé !  A moins de 20 km, le groupe de Gunter me dépasse.  Moins d’une heure de course, je tente de m’accrocher sous les encouragements de Gunter qui me demande comment je vais.  Je suis à bout !  Alors qu’on termine cette partie roulante sur un faux plat descendant, légèrement en bordure de bois, un biker chute sans gravité.  Dans la première côte qui suit, ils s’envolent tous et c’est comme si il n’y avait jamais eu ce groupe.  Des que je pousse trop fort ou me mets en danseuse, les crampes sont là!  Après avoir contourné et traversé partiellement le Bois de Sart des Dames.  On redescend dans la vallée de la Dyle.   Encore 10 km, des km que je décompte car je ne peux plus aller plus vite qu’un rythme « d’entraînement ».  Il me reste alors encore quelques petites côtes que j’avale difficilement.  A 5 km de terme, un coup au moral en plus.  Wim et Pedro me passent aussi vite que des coureurs en sprint !  Comme si pour eux le final avait commencé, alors que je reste collé au bitume !  Un dernier crochet dans le Bois de Sainte Catherine qu’on quitte par un petit single track le long du chemin de fer, et c’est Joao qui m’encourage avant cette dernière côte.  « Pedro est à 30 secondes » !  Après la dernière descente, le fameux « toboggan », aucun danger derrière moi et personne en ligne de mire.  Je termine en roue libre, et Pedro me mettra finalement plus de 2 minutes dans les dents sur 1,5 km !  Résultat, 77ième scratch sur une course où autre fois je terminais 4ième et l’année passée encore 23ième.  Par contre, c’est la première fois que je ne suis pas classé chez les dames !  Bon, encore bon pour une 15ième place en master.  Bref, le doute s’installe en moi, et des questions se posent !  Merci à tous ceux qui m’ont encouragé.  (Distance : 76 km ; Durée : 03h31 ; Moyenne : 21,6 km/h ; D+ : 1490m)

15:26 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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