16/10/2017

Rando de l'Hermeton, Surice

Après mes épopées à l’étranger, j’étais de retour sur le sol belge et pouvait prendre le départ à mon second marathon vtt dans le pays de mon enfance.  C’est toujours un peu d’émotion lorsque je retourne dans cette région.  Cette fois, plus de Niner, mes deux cadres étant cassé, je prendrai le départ au guidon d’un Radon Jealous 7.0, vélo test.  L’occasion de voir ce que le vélo a vraiment dans le ventre !  Premier rendez-vous, c’était avec Joao à Ixelles afin de s’y rendre ensemble.  Le second rendez-vous est à Surice même avec entre autre Joao, Pedro, Olivier, Jean-philippe, et encore trois autres coureurs du team Bike for Live.  Au total, un train de 8 coureurs qui démarrera à 8h.  A peine parti, le train est conduit par Olivier qui impose déjà un bon rythme qui me convient assez bien.  Très vite on prendra un premier single boisé qui nous conduira jusqu’à Romedenne avant de descendre dans la vallée de l’Hermeton.

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On passe de la rive gauche à la rive droite par un petit pont avant d’avoir notre première petite bosse.   Même si là  je suis un peu au-dessus de ma fréquence cardiaque souhaité à la première bosse, je décide tout de même de m’accroché, car de une je n’ai pas la sensation d’être à l’agonie et que ça ne pousse que fort dans les bosses.  À côté de cela, ça roule de manière plus calme et cela permet de récupérer un peu et ne pas être à bloc en permanence.  Même si la première bosse est courte mais raide, elle fait déjà des dégâts dans notre petit train.  Deux coureurs vont lâcher prise, mais se raccroche une fois au sommet sur la partie plus roulante.  On traverse ensuite le village de Vodelée  avant de prendre la direction d’Agimont.  Pendant 5 bon km, on aura un faux plat descendant traversant les bois.  Olivier ouvre le chemin, et comme je suis dans son sillage, il me suffit de bien le suivre lors de dépassement de randonneurs.  Une fois sur le Ravel, on continue sur notre rythme, ce qui permet à tout le monde de se regrouper.  Au ravitaillement, pas de bol, je suis le seul à m’arrêter.  Comme je connais bien la région, je sais qu’il n’y a pas de grosse difficulté dans l’immédiat.  Je me dépêche tout de même, et repart une dizaine de seconde plus tard.  Petite descente sur route, et lorsqu’à l’entrée du virage, le parcours nous plonge tout droit dans un sentier, au moment où j’entame ma traversée, une moto sort du virage.  Une belle frayeur je pense pour tous les deux.  Après une centaines de mètres, me revoilà dans notre petit train qui monte progressivement vers Agimont où on rate presque un petit single track sur notre gauche.  Heureusement, aucun de nous n’a le mauvais réflexe de piller sur ses freins !  Après une petite boucle dans les bois, on va avoir une descente raide et rapide direction Heer-Agimont et la vallée de la Meuse.  On passe sur la  rive droite.  Nous voilà au km    25, et c’est ici que les choses sérieuses vont commencer.  Sur 6 km, on va avoir deux côtes de 2 km.  La première avec un début en single très raide sur des partiellement sur des plaques de schistes.  La suite sera plus douce et plus large tout en restant boisée.  Après 2 km de descente rapide et un nouveau passage le long de la Meuse on remet cela.

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Au sommet, on arrive sur un paysage plus dégagé aux nombreux champs aux couleurs dorés direction Blaimont.  Le parcours est à nouveau un peu plus roulant et on aura perdu deux coureurs.  C’est derrière Olivier que je plonge dans une descente rapide direction le bord de Meuse.  Etant plus rapide que Joao et Jean-Philippe et un autre coureur, j’aurai un peu moins de pression lorsqu’on arrive au ravitaillement.  Nouvel arrêt pour moi.  Manque de bol, le remplissage de mon bidon se fait lentement vu le faible débit du robinet !  Entre temps, les trois autre me passe, et mon bidon toujours pas là.  Bref, je peux enfin repartir et le plat du bord de Meuse me permet de revenir assez vite sur mes 4 compagnons.  Après près de 4 km le long de la Meuse, on va grimper à nouveau par une belle côte boisé afin d’aller chercher un superbe single track sinueux, avec quelques passage étroit et technique et surtout une vue imprenable sur la vallée de la Meuse et le Château de Freyr.  Mais pas le temps pour faire du tourisme.  Malgré notre prudence, Olivier rate un virage avant de chuter sans gravité.  Après 4 km de, on sortira de cette petite merveille pour descendre dans la vallée de la Lesse par la route.  Une vallée qu’on va sillonner pendant 10km.  A Walzin, on prendra un petit sentier le long de la Lesse offrant une vue fabuleuse sur le Château de Walzin prônant fièrement sur le bord de roche à environ 100 m au-dessus de la Lesse.  Un petit joyau, car le château est vraiment construit dans le prolongement de la roche au couleur de celle-ci.  Lorsqu’on passera au-dessus d’un petit pont qui enjambe la Lesse, dans la descente, un l’avant dernier coureur de notre petit train viendra à chuter dans l’épingle à cheveux, juste devant Jean Philippe.  On va ensuite grimper pendant un bon 2 km pour plus de 120 m de D+ par un sentier parsemé de quelques gros cailloux et à nouveau une vue à couper le souffle sur la vallée de la Lesse.  Au sommet, je remarque qu’on n’est plus que trois.  Joao, Olivier et moi-même.   J’ignorais  qu’un coureur avait tombé et que Jean-philippe, entre temps qui a recollé, avait aidé le coureur tombé devant lui.  Notre petit train ne compte donc plus que 4 éléments.  A l’entrée de Furfooz, on arrive au troisième ravito.  Olivier qui m’avait proposé de donné une gourde à son ravitailleur pour qui me la prépare pour le prochain ravito, proposition que j’avais accepté, voilà que non seulement j’oublie de donner un bidon à son ravitailleur, mais j’oublie tout simplement de m’arrêter pour faire le plein de mon second bidon.  Pas très malin tout ça.  A la sortie de Furfooz, au km 50, sur un sentier agricole parsemé de quelques pierres,  je sens ma jante tapé sur une pierre.  Sur le moment même, je crains la pincette, mais non.  Je me dit soulagé, mais le soulagement n’est que de quelques secondes, car voilà que mon pneu avant se dégonfle subitement.  Pas de bol, je pose mon vélo contre un fil électrique, et je reçois encore une décharge en plus.  Après 10 min, vu que je n’ai pas de cartouche de CO2 avec moi, je peux enfin repartir.  Après une descente en single technique, que je décide de descendre prudemment afin d’éviter une nouvelle crevaison, car je n’ai plus de quoi réparer, je retrouve vite un rythme assez élevé.  Je ne cherche pas à chasser, car cela me parait chose impossible, surtout qu’il reste encore 60 km.  On va ensuite longer la Lesse pendant 2 km avant d’entamer une cote de 4 km remontant essentiellement un petit ruisseau sur un single track.  Passez Falmagne, on traverse les champs sur un faux plat montant avant de redescendre par une belle descente technique qui nous conduire au quatrième ravitaillement qui est le même que le second.

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Arrêt obligatoire avant de traverser la Meuse et le village de Waulsort.  Après une petite bosse bien raide en single track, on descend à nouveau le long de la Meuse pour reprendre un single roulant pendant 2 km direction Hasitère.  Je serai un peu ralentit par un biker plus lent, mais j’arriverai néanmoins à trouver un endroit pour passer.  A Hastière, un mur nous attend.  On va grimper 125 m sur un km !  La première partie est asphalté avant de retrouvé un petit sentier off road, le tout avec quelques épingles à cheveux.   Ensuite on sera encore lancé sur un profil montant pendant 5 km avant de plonger par un raidillon technique dans la vallée boisée de l’Hermeton.  On aura ensuite près de 4 km de single sinueux avec la traversée de l’Hermeton à deux reprise.  Et la traversée se fait à pied ! Je serai ensuite un peu ralenti par quelques randonneurs sur le single,  je ne perdrai pas trop de temps et un biker voulant se mettre sur le côté pour me laisser fera un beau soleil avec un atterrissage devant les pieds d’un biker mangeant une barre énergétique.  Le parcours va ensuite enchainer les côtes et les descentes.  Après une première bosse, on enchaine sur une seconde  caractérisé par la traversé d’un petit ruisseau à plusieurs reprise, de quoi salir les  vélos.   Il est vrai, on aura aussi quelques passage boueux.  Au km 90, une peu avant Gochenée, je retrouve Joao.  Il me fait pars qu’il a un coup au moral suite à une chute.  Dans Gochenée, je tente de voir un peu si il s’accroche ou pas, mais non.  Je continue donc à mon rythme en me disant qu’Olivier et  Jean-Philippe ne sont pas loin.  Après la traversé de Gochenée, on redescend sur l’Hermeton et on passe sur l’autre versant de la vallée de l’Hermeton.  Après la traversé de Soulme, une descente rapide direction l’Hermeton à nouveau. Après on va avoir une belle côte dans un décors toujours aussi boisée.  On va encore enchaîner quelques petites côtes boisée et la dernière, au km 105  me conduis  au dernier ravitaillement.  Et au loin, qui vois-je ?  Jean-Philippe !  Après un court arrêt au ravitaillement,  je repars.  Je sais qu’ici le parcours est à nouveau roulant et plat traversant essentiellement les champs et que c’est donc un final qui dois me convenir.  Bizarrement, même si les crampes ont fait leur première apparition au km 80, mais qui ne m’ont jamais perturbé mon rythme, je n’arrive plus à faire grimper mes pulse.  Entre temps, Olivier qui s’est trompé sur le parcours a rejoint Jean-philippe, et à deux ils vont se tirer, ce qui fait que je ne les verrai plus jamais.  Au finale, je termine à une belle 4ième place, non loin d’Olivier et de Jean-Philippe qui font respectivement 3 et 2.  Concernant le premier, il persiste des doutes.  Beau marathon, en bonne compagnie et avec un bon train, et pour bien clôturer la journée, Katty et venu me rejoindre et on terminera cette journée par un petit tour à Dinant.  Merci à la compagnie !  (Distance: 118 km; Durée: 05h49; Moyenne: 20.2; D+: 2470m)

11:38 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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