20/01/2017

Bike Transalp, de Imst (Autriche) à Arco (Italie), (17-23/07/2016)

J’avais fait du bike Transalp mon grand défi d’après cancer.  Un défi de taille, car le Transalp offre 7 jours de course traversant les Alpes de Imst (Autriche) à Arco (Italie) avec un total de près de 520 km et 18000 m de D+.  Un seul objectif pour moi, rallier la fin avec l’aide et le soutien de mon binôme Dirk, qui lui est sans aucun doute plus qu’en forme.  Moi, je me sens bien, même si j’ai perdu un peu niveau condition physique, mais la grande interrogation et d’ignorer comment mon organisme va réagir, car même si j’ai l’accord des médecins, ils transpiraient déjà rien qu’à l’idée mais était conforté de savoir qu’il y avait une assistance médicale en cas de problème.

Afin d’être à notre aise, on quitte la Belgique le 15, très tôt le matin histoire d’être frais pour le 17.  Notre voyage se passe relativement bien malgré les nombreux embouteillages sur les autoroutes allemandes.  Petite déception à l’arrivé, notre hôtel ne se trouve pas à Imst, lieux de départ, mais à quelques kilomètres plus loin, à Tarrenz village voisin.  Une fois installé, on dînera  à l’hôtel et le soir on descendra sur Imst qui malheureusement est déjà mort.

Le lendemain, on commencera par se rendre aux accréditions afin de réceptionner notre plaque de cadre, dossard et de finaliser notre inscription.  Etant invité, je me rendrai également auprès de la responsable presse, Barbara.  Elle me donnera encore quelques supplément pour les pastas partys ainsi que les modalités à suivre afin d’avoir accès au  coin presse sur leur site.  Une fois tout cela fait, on retourne à l’hôtel préparer les vélos afin d’aller faire une petite mise en jambe.   Et là, lorsque je lubrifie ma chaine, j’aperçois qu’il manque un morceau de maillon.  Passage obligé à un des stands mécaniques du  Bike Transalp afin de réparer tout ca.  Heureusement, j’avais prévu le coup et j’ai tout les pièces avec.

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Une petite heure plus tard, le vélo est prêt et on peut aller tester tout ca.  On décide de se rendre à Hochimst.  Manque de bol, on se trompe de route et nous voilà parti sur un col.  C’est après 6 km et près de 600m de D+ qu’on se posera des questions.  On décidera finalement de faire demi-tour, et heureusement, car on aurait jamais trouvé Hochimst.  Le soir, c’était déjà la première pasta parti.  Je contact Julie et Martin ainsi que Wouter afin de savoir s’ils sont déjà arrivé, mais ils sont encore en route.  Pour cette première pasta party, il est dommage que cela ne soit pas centralisé à un seul endroit comme les jours qui suivront, mais on devra choisir un restaurant repris dans une liste qui nous à été remise aux inscriptions.  Il y a tant des restaurant à Imst, que dans les villages voisins où sont également hébergé un certains nombre de coureurs.   Mais cela ne fonctionne pas bien, car le premier restaurant, on se fait tout simplement refuser tout comme d’autres coureurs prétextant qu’il n’y a plus de place alors que le restaurant est à moitié vide.  Dans le second, alors qu’on s’apprête à rentré, d’autres coureurs sortent et nous signales qu’ils se sont fait éjecter  également.  On entendra dire par la suite que dans certains restaurants, un supplément a été demandé aux coureurs alors que c’est censé être gratuit.  Un restaurant, se trouvant sur la route de Imst à Tarrenz, également repris dans la liste, avait lui mi la clef sous le paillason !    Bref, on aura finalement bien fait de retourner à l’hôtel,  car pour un début, cela ne donne pas très bonne impression. 

 

Imst – Naunders

Première étape aujourd’hui.  Toutes les conditions me paraissent bien pour aborder cette épreuve de 7 jours.  Un binôme en pleine forme, La bonne compagnie d’autres concurrents belge, la montagne bien évidemment et le soleil.  Que demandé de plus hormis un beau parcours et le moins de problèmes possible.  L’objectif principal est tout simplement de pouvoir terminer l’épreuve et de prendre du plaisir avant tout.  Mais bon, quand on se retrouve sur la ligne de départ d’une course, on a tout de même envie de se donner.  Pour cette première étape, on prendra place dans le 3ième box.  Ce n’est pas le dernier et on se retrouvera plus au moins dans le premier tiers du peloton.    On y retrouve notamment Julien et Martin et on s’installe à leur coté.  Le départ sera donné sur le coup de neuf heure, et voilà que près de 400 équipes s’élance en direction de Nauders.  On commencera gentiment avec 4 km de faux plat descendant.  4 kilomètres qui seront neutralisé, et je suis étonné qu’il n’y a pas de chutes dans le peloton, car sa frotte, freine, ca fait des écarts sans raison…  On sera donc réellement lâché après 4 km pour notre premier col de près de 23 km pour une ascension de 900 m de D+.  On emprunte essentiellement des pistes et un peu de route et le tout reste donc roulant.  Lorsque j’arrive à 175 pulse, je vois Dirk qui prend petit à petit de l’avance.  Je lui signale, et me rétorque que je ne dois pas me fixé la dessus.  Je devrais lui dire quelques fois, mais toujours la même réponse.  Je dépasse même les 180, et je me connais, si je continue comme ca pendant toute l’étape, je vais m’exploser.  Finalement, je reprends mon rythme et Dirk n’hésitera pas à me donner un coup de main en me poussant, mais cela ne fait en rien augmenter notre vitesse, ni descendre mes pulse.  Entre temps, on peut déjà profiter des belles vues sur la vallée.  Lorsqu’on arrive près du sommet, on traversera les alpages autrichiens caractérisés par ses nombreux petits chalets typiques dispersés un peu partout.  La descente qui suit et une descente sur route et rapide et on atteint déjà des pointes de vitesse à plus de 60 km/h.

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A la mis descente, on enchaine sur 12 épingles à cheveux avant d’arriver dans la vallée d’Inn.  On traverse le village de Pruts et on continuera dans la vallée pendant 12 km.  On forme un petit groupe, notamment avec Julien et Martin et on continue ensuite sur un premier petit single track technique.  Un single caché sous les arbres, accroché sur le flanc de collines et certains passages se feront à pied.  Arrivé à Törens, une camionnette jaune avec une espèce de tapis au sol, et Dirk se lance pour le Vertical Ride.  Une épreuve récompensant le plus rapide pour la montée de 100 m de D+.  Je laisse partir et continue à mon rythme.  Un coureur de notre petit groupe tente de partir avec Dirk, mais ce dernier et bien plus rapide.  Un bon 700 m plus loin, je vois Dirk à l’arrêt à hauteur du panneau indiquant le départ du Vertical ride.  Visiblement il s’est trompé et le tapis auprès de la camionnette n’était pas le départ du vertical ride, mais juste une publicité.  Ensemble on repart donc pour le second col de 7 km.  Un col qui se monte à nouveau sur une piste, mais qui se montre bien plus raide que le premier.  La pente est relativement constante ce qui permet de prendre un bon rythme dès le départ.  Au sommet, on aura une belle vue sur les sommets enneigés.  Après une descente rapide dans la vallée de la Greit, on se retrouve à nouveau dans la vallée de l’Inn qu’on longera pendant 16 km.  16 km de route qui permettront de récupérer un peu. Puis viendra la dernière bosse du jour, 6 km dont les trois premiers assez raide et le 3 derniers nettement plus douce.  La descente vers Naunders se fait essentiellement par les prairies, et le dernier tape-cul sera de trop.  Victime de crampe à 500 m de l’arrivée, heureusement qu’on y est.  Première étape avec des crampes sur la fin, il faut encore tenir 6 étapes.  On terminer à une 24ième place pour cette première étape.  (Distance : 90 km; Durée: 04h38; Moyenne: 19,2 km/h; D+: 2800 m)

 

Naunders-Scuol

Pour cette seconde étape, le soleil est à nouveau au rendez-vous.  Le départ est donné, et nous voilà déjà dans les bouchons au début de notre premier col.  Ceux-ci vont vite se dissiper lors des premiers kilomètres.  Après quelques kilomètres de route, on se lancera sur les sentiers off road.   Après un bon 9 km, et deux raidards sur la fin du col, on aura notre premier ravitaillement.  On est alors au sommet du Klasjungerkopf à 2280 m.   On continue alors sur un beau single direction la frontière Italienne.

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Les vaches et les chevaux bordent le single et une fois la frontière passé, frontière caracterisé par un mur anti-char, on aura une vue à coupé le souffle sur le Lago Di Resia et les sommets enneigés.  C'est tellement beau que quasi tout les coureurs autour de nous s'arrêtent afin de contempler le paysage.

 

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 Ensuite on abordera une descente dans une partie plus sauvage.  La descente est rapide, et après une petite bosse, on se retrouvera sur la portion d’enduro challenge.  Le single devient de plus en plus technique, et un ou deux pieds à terre seront bien nécessaire.  Après un peu de repos sur les berges du Lago di Resia, on s’attaque au second col de de 6 km.  Le début se fait sur route avant de retrouver les sentiers battus et le vertical climb.  Après ce col, on aura droit à quasi 14 km de descente.  La descente sera dans un premier temps sur sentier large et rapide.  Après un passage le long de quelques lacs avec quelques passages sur des petits ponts en bois, on s’attaque à la seconde partie de la descente. 

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Un superbe single qui se dévale à toute allure en direction de la vallée de l’Inn.  Entre temps, on a traversé à nouveau une petite partie autrichienne avant de passer en Suisse.  Alors qu’on se retrouve dans un petit groupe, les 15 derniers kilomètres se feront le long de l’Inn et donc roulant.  Avec Dirk on accélère et on roule à bloc laissant le petit groupe à la dérive.  Nos efforts porterons ses fruits car on atteindra Scuol avec 30 seconde d’avance sur le groupe derrière nous.  Le parcours ne ferra encore traversé le vieux  Scuol aux maisons et ses portes en forme d’arche, et après avoir traversé le fameux pont en bois de Scuol, c’est l’arche de l’arrivé qui nous attends.  On terminera à une 18ième place aujourd’hui.  (Distance: 57 km; Durée: 03h18; Moyenne: 17,2 km/h; D+: 1880m)

 

Scuol – Livigno

Troisième étape aujourd’hui.   Après une petite marche de 20 minutes ce matin afin de descendre de l’hôtel à Scuol ou se trouve entre autre le bike park, je récupère donc mon vélo et nous partons tourner un peu les jambes.  Au programme, 72 km et 2600 m de D+, et la soi-disant plus belle des étapes.  Le départ donné, on s’attaque directement à la plus longue côte de la journée.  Une côte de près de 23 km.  Une côte que j’ai déjà eu l’occasion de faire lors du marathon vtt Natural Park Marathon de Scuol.  Un marathon de 140 km offrant 4000 m de D+.  Le début de la côte est assez raide et boisé et ce fait sur route.  Après 4 km, on aura un km de répit pour s’attaquer à la partie off road après avoir traverser un petit hameau bien mignon.  La pente est moins forte et on remontera la Clemgia dans une vallée bien sauvage et dégagé et ce jusqu’à quasi sa source.  Bien accroché à un petit groupe, un fermier fait remonter ses vaches par le chemin qu’on emprunte.  Heureusement pour nous, on passera juste au bon moment, car il lance ses vaches juste après notre passage.  Notre ascension se termine par un single track roulant avant de devenir un poil plus amusant.

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Une fois qu’on atteindra le col de Costainas.  On enchaine ensuite sur une portion vallonnée sans vraiment perdre en altitude, et ce pendant 14 km.  Au km 33, on aura un raidillon ou je devrai mettre pied à terre sur les derniers mètres.  Ce qui suivra sera du tout beau.  Un superbe single track sinueux qui dans un premier temps surplombera une forêt de pinèdes.  Le single me donne l’impression de survoler la forêt avant d’y pénétrer.  Le sol est aride parsemé de pierres, et avec la chaleur, je n’ai plus l’impression d’être dans les alpes mais en Provence.  On enchaine ensuite 17 épingles à cheveux dont 16 sur à peine 1,5 km.  A la fin de cette portion, on pourra admirer pour la première fois la vue sur le lac de Livigno.

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Le parcours continue sur un single accroché tel un balcon l’est à un immeuble avec quelques virages serrés et frôlant une cascade d’eau.

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On quittera le lac pour s’enfoncer dans une vallée afin d’atteindre le Lago di San Giacomo di Fraeie.  Après avoir roulé sur les berges pendant 2 km, on s’attaque à la dernière difficulté du jour.  La première partie est assez raide et sur un sentier large avant de continuer sur des pentes plus douces où la piste laissera place à un single.

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Entre temps on reprend une équipe mixte juste avant la descente.  Un superbe  single roulant et sinueux avec néanmoins quelques pièges à éviter.  La femme devant nous, pourtant bonne descendeuse, se ferra surprendre et viendra à chuter heureusement sans graviter.  Malgré sa chute elle viendra encore nous talonner jusqu’au moment où on atteindra les rives du lac de Livigno.

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Avec Dirk on ouvre les gaz sur une partie roulante laissant l’équipe mixte derrière nous et on reprendra un autre duo juste avant la dernière bosse.  Ceux-ci surpris de notre retour, on va se livrer une belle bataille.  Alors qu’on pense pouvoir les lâcher dans ce qu’on pensait être la dernière côte, ils reviendront  sur nous.  Après ce petit mur, on continue sur ce qu’on pourrait appeler une montagne russe.  On enchaine les petites bosses bien raides, et je dois dire qu’elles font mal. Mais on sera récompensé de nos effort et passerons la ligne d’arrivée avant ce duo, et on reste dans le top 20 avec une 19ième place en Master.  Superbe étape aujourd’hui, et après la douche et les étirements, Livigno et l’endroit idéal pour un peu de shopping.  ( Distance: 73 km; Durée: 04h22; Moyenne: 16,8 km/h D+: 2410 m)

 

Livignio-Bormio.

4ième étape aujourd’hui, et jusqu’à présent, je ne me sens pas trop mal.  Le départ sera neutralisé les premiers kilomètres, histoire de traverser Livigno en tout sécurité.  Une fois qu’on quittera les rives du Lac et qu’on abord notre première côte, le troupeau sera lâché et nous voilà parti direction   le Lago di San Giacomo di Fraeie.  Un Lac qu’on atteindra après une forte cote de quelques kilomètres seulement sur sentier off road.  On longera le lac sur sentier large et ensuite, pendant 16 km on aura du roulant, voir faux plat montant mais rien de méchant.  On enchaine sur un single traversant les pinèdes.  Un single relativement amusant et on formera un quatuor avec un autre team.  Alors qu’on reprend une équipe mixte, la femme laissera passer le premier duo sans problème.  Lorsque Dirk demande de passer, celle-ci va le bloquer obligeant Dirk de mettre pied à terre.  Je passe devant Dirk et demande tout comme Dirk à passer, mais elle refuse tout simplement de nous laisser passer.  On commence un peu à faire de notre nez, mais madame ne se mettre pas un peu sur le coté.  Je ferrai le forcing et parviens à passer.  Elle fait part de son mécontentement et je lui demande de laisser passer mon binôme afin qu’on puisse continuer à notre rythme lui promettant qu’elle nous verra pas.   Borné, elle refusera tout simplement.  Finalement je ralentis fortement le rythme.  Du coup elle commence a m’engueulé et je lui répondrai que tant que mon binôme ne passera pas, je la ralentirai.   A elle le choix de perdre quelques secondes le temps de laissé passer Dirk, ou de perdre plusieurs secondes précieuses à ses yeux.  Finalement, elle se décidera assez vite, et laisse passer Dirk.  Nous pouvons donc reprendre notre rythme et revenons assez vite sur le duo avec qui on roulait. Après ce single sympa, on s’aventure sur un sentier plus large traversant une superbe vallée donnant l’impression d’être loin de toute civilisation.  Ici c’est vraiment à nouveau une image typique de la haute montagne.  On reviendra sur un autre duo et formons un petit train de 6 coureurs.

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Après plus de 8 km dans cette vallée entouré de sommet, sur un faux plat montant on se lance dans une descente rapide.  Au km 38, malgré la présence d’un signaleur, je me tromperai de trace.  Son indication n’était pas très claire et on quitte le sentier large pour un petit single nous conduisant au ravitaillement.  Pas de bol, me voilà victime d’une crevaison.  On tente de regonfler, mais on ne voit pas de latex sortir.  Plus de latex ?  Une fois le trou trouvé, Dirk tente de mettre une mèche, mais le trou et bien trop petit.  Finalement, on constatera qu’il n’y a plus de latex dans mon pneu, ce qui ferra râlé Dirk.  Plus qu’une solution, la chambre à air.  Ayant déjà perdu un peu de temps, Dirk me propose de prendre son temps et de avionner demain afin de tenter le maillot du « Scott Attack » récompensant le duo effectuant la meilleur progression au général de jour en jour.  Ok, c’est donc décidé et nous prendrons donc notre temps.  C’est au rythme d’escargot qu’on s’élance sur un col de 27 km dont 13 sur route.  La première partie étant boisé, la seconde étant découverte au décor typique de haute montagne.  Une route avec longeant la petite rivière de montagne et avec la vue sur les sommets.  On se fait reprendre par pas mal de coureur, mais on s’en fou complètement.  Alors qu’on est encore au début du col, on voit le premier café.  On décide de s’arrêter pour profiter d’une terrasse ensoleillé, mais les prix élevé nous rappellent qu’on est en Suisse et on décidera de s’arrêter au sommet qui lui se trouve en Italie.  Le rythme de Dirk est tellement lent, que je décide de prendre un rythme d’entrainement.  On se sépare lentement tout en gardant un visuelle l’un sur l’autre, et lorsque c’est le début du vertical ride, Dirk met son turbo.  Il ma passera comme une fusée.  Au sommet, il y aura le ravitaillement, et un café avec une terrasse ensoleillé.  L’heure d’un bon coca bien froid et un café a sonné.  On tombera sur un couple de belge avec qui on discutera le temps de prendre notre verre.  Alors qu’on est à deux pas du fameux col du  Stelvio, on quitte la route pour un single track qui nous conduira au sommet.  Le single surplombe tout la vallée et offre une superbe vue.  Les derniers mètres s’effectueront à  pied et ensuite on s’aventure dans une descente technique parsemé de grosse pierre.

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Ici, on restera prudent afin d’éviter une nouvelle crevaison et en plus, on n’est pas pressé.

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La fin sera plus rapide, et on aura encore droit à quelques raidards qui même malgré qu’on a pris un rythme de baroudeur feront mal.  La dernière partie de la descente comptera pour l’enduro challenge et ensuite on atteindra l’arrivée.  On terminera à la 67ième place sur 132 équipe en Master.  Reste à voir si cela sera une bonne opération pour demain.  Seul point négatif, on recule d’un box sur la ligne de départ.  En attendant, l’heure est à la flânerie dans les ruelles de la vieille ville de Bormio pendant que Maxxis répare et révise mes pneus. Après la pasta party, on terminera la soirée en terrasse avec d’autres duos amis, comme cela fut bien souvent le cas.  (Distance: 74 km; Durée: 04h54; Moyenne: 15,1 km/h; D+:2360 m)

 

Bormio – Mezzana

Aujourd’hui, on commencera avec 30 km de côte !  Les 6 premiers km seront assez pentu dont les 4 premier se feront sur route.  Ensuite on s’aventure sur un sentier large avec pas mal d’ups and downs, mais toujours de profil montant direction Santa Caterina, le tout dans un décor boisé.

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Ici on  retrouvera la route et on s’attaque au col de Gavia.  Un beau col au décor magnifique.  Jusqu’ici on arrive à prendre un bon rythme, mais Dirk est un poil plus fort dans les côtes et n’hésite pas me pousser ou tirer là où il peut, tout comme les autres jours.  Lorsqu’on atteindra le sommet, on aura un décor à nouveau digne de la haute montagne.  Un glacier sur notre gauche, un lac de haute altitude.

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Magique.  Le début de la descente se ferra sur route.  On est un petit groupe, et sur route il faut dire que ca avionne.  Malgré cela un petit groupe de motard nous reprend, et lorsqu’on quitte la route pour se lancer dans la partie off road, c’est presque la collision avec un coureur.  La descente qui suit sera une descente d’anthologie.

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Un superbe single sinueux enchainant les virages serrés et les portions techniques.

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Pendant 5 km, on va en avoir pleins les yeux, et un pied ou deux par terre seront tout de même nécessaire sans compter la chute du à un coureur devant moi qui avec sa roue arrière a déplacé une grosse pierre qui est venu se mettre devant ma roue avant et que je n’ai pas pu éviter.  Ca sera une chute sans gravité.  Les 4 derniers kilomètres seront rapides et directement on enchaine sur un nouveau col de 9 km.  Après le passage dans un village typique aux ruelles en pavés, et du second ravitaillement, l’inclinaison de la pente augmente et le sentier étant parsemé de grosse pierres, ne permet pas toujours de trouver une adhérence parfaite.

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Lorsqu’on atteindra le sommet, un nouveau glacier pointera le bout de sa langue et se montre plus impressionnant encore que le précédent.  Une fois le sommet atteint, on se lance sur un single sur le flanc de collines formant une cuvette sur 6 km, sans aucune difficulté particulière.  Le single est roulant et rapide, et après la petite remontée, on se lance sur une partie parsemé de gros cailloux. On traverse le petit village de Passo Tonale et on continuera notre descente vers Mezzana sur un sentier large et roulant avec quelques beaux virages serré.  Les 17 derniers kilomètres seront plutôt à caractère faux plat descendant et on poussera sur les pédales afin de garder un rythme élevé.  Les relais se font bien entre Dirk et moi et on reprendra un autre duo a seulement quelques kilomètres de l’arrivé.  Comme ce duo s’accroche, on terminera au sprint qu’on remportera.  Malgré un bon résultat (11ième), le maillot du Scott attaque, ne sera pas pour nous. (Distance: 86 km; Durée: 04h59; Moyenne: 17,3 km/h D+: 2830m)

 

Mezzana - Trento.

Aujourd’hui, le Transalp nous conduit vers Trento, la plus grande ville des villes étapes.  Pas de bol, même si on avance d’un box au départ, on s’y retrouve tout derrière.   Le départ sera neutralisé pendant un peu plus de 12 km.   12 km de piste cyclable le long de la Torrente Noce.  Vous aurez devinez, un piste cyclable n’est pas très large et le début est un peu chaotique.  Tout le monde tente de remonter un max et de se faufiler entre les plus lents ou les moins audacieux.  Audacieux fut notre coup lorsque la piste cyclable remonte vers une route qu’on devra traverser.  Ca bouchonne et avec Dirk on remonte une grande partie en roulant dans l’herbe.  Et la où sa remonte, on continue avant de remonter le talus pour reprendre la piste cyclable avant la barrière qui sépare la piste cyclable avec le talus.  Vu que ca bouchonne, tout le monde est à pied.  Je tente de m’introduire gentiment, ce qui me réussit, et une fois sur le vélo, un concurrent m’engueule, attrape mon bras et me tire en arrière pour qu’il passe devant moi.  J’évite la chute dans le peloton, et une fois que ca roule, je le rattrape, lui dis le fond de ma pensé avant de prendre le large et de rejoindre Dirk un peu plus en avant.  Après 14 km, nous voilà au pied de notre premier col de près de 9 km.  Un col qu’on va grimper entre autre en compagnie de Julien et de Martin, un duo qu’on ne quittera plus jusqu’au dernier ravito.  Après cette longue montée, on continuera sur un faux plat descendant pendant près de7 km avec un arrêt au premier ravito et avant de retrouver des pentes plus pentues et techniques, le tout sur un beau single track.

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A un endroit, beaucoup de bikers hésiterons à franchir une belle dalle de roche à vélo.  Non seulement c’est raide, mais technique.  Je décide de mettre pied à terre, mais une fois à coté du vélo, je glisse brusquement.  J’ai le temps de jeter mon vélo dans un buisson, et je glisse sur cette dalle tel un enfant sur un toboggan avant de m’immobiliser quelques mètres plus bas.  Je me relève et me pose la question comment récupérer mon vélo.  J’ai à peine fini ma pensé, que mon vélo se met à glisser lui aussi en ma direction.  Bon, bhein je n’ai pas du me casser le cul pour le récupérer.  Par contre, j’ai mal aux fesses et le cuissard et bien déchirer.   On continue sur le single track avant de retrouver les plaines et espace moins boisée.

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En bas de cette descente, le parcours se montrera nettement moins vallonné.  La prochaine bosse n’est qu’au km 64, et donc on a tout intérêt à former un groupe.  Et cela va se faire à la sortie du petit village Tuenno sur un faux plat montant sur route.  Pendant 4 km on remontera le Torrente Tresenica sur une portion de route.  Le petit groupe roule bien et reste bien homogène.  Après un 180°, on va plonger dans le noir.  Un va emprunter une galerie souterraine pendant plus de 2 km.   La température baisse fortement, on traverse quelques flaques d’eau glaciale et l’éclairage au néon et médiocre.  A la sortie du tunnel, me voilà dans le brouillard.  Ah, non, de la condensation sur mes lunettes.  Par contre, changement de décors.  On sent qu’on quitte la haute montagne.  On ne se trouve plus qu’à 750 m d’altitude et les roches et pinèdes laissent place aux vignes et le chant de cigale et incessant.  Après la traversé de quelques vignes, le parcours va redevenir boisé alternant sentier large et single track aux aires de chez nous.

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Notre groupe va éclater au km 56, au second ravitaillement.  J’y perds trop de temps et Martin et Julien ne s’arrête pas.  Une fois reparti je me dis qu’on va bien les reprendre.  Après 7 km de roulant, essentiellement sur du single, toujours pas de Julien et de Martin en vu.  On aborde alors la dernière difficulté du jour.  Une côte de 7 km nous conduisant juste au dessus des 1000 m d’altitude.  Le début compte pour le vertical ride, et je dois dire, même si c’est sur route, c’est du raide !  Après un petit single track, on continuera sur route.  D’après mes notes on devrait y être et effectivement, la route descend.  Surprise, des signaleurs nous font prendre à droite et bam, ca remonte.  Je me dis que ca doit être juste un tape cul et tente donc de garder le rythme.  Pas de bol, cela va durer plus de 2 km.  Au loin, on aperçoit une dernière fois Julien et Martin avant qu’ils ne disparaissent derrière un virage.  Dirk et moi somme motivé, et il n’hésite pas à me tirer.  La descente commence par du rapide et du large, mais très vite, cela va devenir un single sinueux et technique.  Beaucoup de pierre instable obligeant à ce qu’on mette pied à terre.  Quelques duos nous reprendrons et au  km 77, il nous restera 11 km de plat, ma spécialité.  On se met donc directement en mode poursuite et on avale les 5 km de sentier le long de la Torrente Noce en moins de deux.  Entre temps on aura repris un premier duo.  Une fois sur la route, il nous resterait encore 9 km.  Alors qu’on roule bien et à bloc, je vois un panneau arrivé à 1 km !  Puis 500m.  Effectivement, l’arrivé se trouve à 5 km du centre de Trento.  Le chrono s’arrête donc ici et on se dirige alors vers le centre de Trento ou l’arrivée se trouve sur la Piazza di Fiera.  Ici, c’est mon postérieure qui attirera tout les regards.  0n terminera à la 15ièmeplace et on remonte à nouveau d’un box.  Après une bonne douche, petit tour dans cette ville animée, et après la pasta party, une petite terrasse entre amis avant de retraverser la ville vers l’hôtel.  Ici dur de résister aux bars animés et les terrasses bondées.  Mais ce fut plus dur de retrouver le bon chemin.  (Distance: 86 km; Durée: 04h42; Moyenne: 18,3; D+: 2140 m)

 

Trento - Arco.

Dernière étape aujourd’hui, et deviné quoi, c’est non seulement la plus courte, mais il pleut aujourd’hui.  Après un départ neutralisé pendant 2.5 km, on aura notre seule et unique difficulté du jour, un col de 20 km nous conduisant au Bocca Vaiono situé à environ 1600 m d’altitude.  Lorsque le peloton est lâché, on passera d’une grande route à un petit chemin. Du coup ca bouchonne, et on mettra un petit temps avant de repartir sur le vélo.  Après 6,5, quelques singles tracks et sentier nous ferrons monter plus directement que par la route et donc une pente qui va à nouveau s’incliner un peu plus.  Malgré la pluie, le terrain n’est pas trop boueux et qui se trouve devant moi.  Martin et Julien.  Martin qui visiblement et en bonne forme, car j’ai du mal à m’accroché.  Je parviendrai tout de même à m’accrocher et on continuera notre ascension ensemble.  Après le ravitaillement, on aura encore une partie parsemé de grosses pierres et de dalles qui on souffert avec le temps et qu’ils sont en piteuse état rendant la progression assez difficile.  Lorsqu’on bascule de l’autre coté de la montagne, la première partie de la descente est assez raide, glissante à cause de la boue mais néanmoins un beau single.  La boue nous réussi plutôt bien, car on se retrouve dans un groupe qui généralement se retrouve toujours bien devant nous.  Après 1,5 km de descente raide et technique, on va se retrouvé ensuite sur des sentiers plus large et rapide.  Après un dernier single track et le second ravitaillement, on contourne Cavedine pour s’attaquer à notre dernière bosse avant de redescendre dans la vallée de la Flume Sarca.  C’est ici qu’on croise un groupe qui visiblement s’est trompé.  Erwin et Tim sont dans ce groupe, mais je n’arrive pas à faire le trou.  Dommage car la suite du parcours et roulant.   Entre temps, Martin et Julien on du lâcher dans la descente et Dirk et moi arrivons à s’accrocher à un bon petit  groupe.  Notre petit train roule vite et on traverse les vignes à toute allure.

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Les 10 dernier km sont plat, ce qui m’arrange bien, mais moins à Dirk.  Avec son mono plateau, il devra lâcher à 4 km du terme.  Le groupe roule trop vite et il mouline de trop.  Alors qu’il n’y a aucune menace de derrière, on pourra traverser les ruelles d’Arco sans prendre de risque inutile avant de passer la ligne d’arrivée après près de 03h30 de course et sous une pluie diluvienne.

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On effectuera un bon résultat terminant à la 11ièmeplace.  Distance: 53 km; Durée: 04h42; Moyenne: 18,3 km./h; D+: 1460m)

Après avoir lavé le vélo, je ne tarde pas pour me rendre à l’hôtel afin de prendre une bonne douche.  Le soleil ferra son apparition l’après-midi et après les retrouvailles avec la petite famille, il sera l’heure de la dernière pasta party.  C’est ici que se termine donc notre belle aventure.  Merci à mon binôme de m’avoir supporté, de m’avoir encouragé et aidé.  Merci aussi aux autres bikers (Julien, Martin, Wouter, Rob, Erwin, Tim,  Wim  et bien d’autres) pour les encouragements et les bons moments passé ensemble.  On terminera  21ième dans notre catégorie.  

23:32 Écrit par Camille dans Course vtt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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